dimanche , 18 novembre 2018
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Rock en Seine

Review

Domaine national de Saint-Cloud, 28-29-30 aout 2009


Crocodile Duffy était de la partie à Saint-Cloud pour le festival Rock en Seine, le seul (!) à pouvoir durer dans la région parisienne. Et ce, malgré les défections marquantes, entre dame Winehouse en 2008 et Oasis cette année donc. Chronique.

 

Et c’est parti donc pour la septième édition de Rock en Seine, le plus
grand festival de rock de la région parisienne qui se tient comme
chaque année au Parc National de St Cloud, au sud-ouest de Paris. A
titre personnel, c’est la quatrième fois que je m’y rends. J’y ai des
souvenirs formidables (Radiohead, Beck, Arcade Fire, R.E.M. Kaiser
Chiefs…) et avec l’affiche alléchante de cette année (Oasis, Faith No
More, MGMT, Prodigy…) j’espère bien m’en forger de nouveaux…

 

 

 

 

Seize heures. Il y a un monde fou à l’entrée, une queue énorme pour le contrôle des tickets et fouille des sacs. Heureusement l’organisation est efficace, et en un quart d’heure nous voilà dans l’enceinte. On commence par une dizaine de minutes devant les Tatianas, tout jeune groupe parisien qui interprète des morceaux assez rock mais qui (est-ce dû au vent ?) sonnent ici comme une espèce de bouillie sonore. Bof. Mais bon ils sont de Paris, ils peuvent donc raisonnablement espérer la couverture de Rock&Folk dans les six mois. Direction maintenant la scène de la Cascade, et en quatrième vitesse puisque résonnent déjà les premiers accords de “The Lovers Are Losing” de Keane. Pourquoi donc choisir d’aller voir les gentils Keane plutôt que Just Jack ? Mais que parce que ma sœur qui m’accompagne est une fan inconditionnelle des gentils poppy boys british, donc impossible de contester.

 

 

Espérer la couverture de Rock&Folk dans les six mois

 

Sur scène, les Keane sont quatre. Il y a le chanteur joufflu et grassouillet (c’est sympa, je me sens moins seul…) qui a l’air d’avoir 16 ans tout au plus alors qu’il en a 30, le pianiste totalement perché, dans son monde, arc-bouté sur clavier, qui dodeline de la tête à droite à gauche (pour ceux qui l’ignorent, c’est lui qui écrit tous les morceaux, mais comme on est des gentils chez Keane, les compos sont signées collectivement pour un partage équitable des royalties), le batteur qui assure sobrement, et un quatrième musicien, qui n’intervient qu’en live, et qui suivant les morceaux joue de la basse ou du clavier. Le son du groupe est clair, rond, et le chanteur a une voix vraiment puissante et toujours parfaitement juste, ce qui est rarissime dans un concert de plein air.

 

Les morceaux s’enchaînent, très peu rock mais agréables. Le groupe sait vraiment tenir la scène. Pendant une chanson, le chanteur s’allonge, et un gros plan de la caméra sur l’écran géant nous permet de mieux admirer ses baskets jaune et rose fluo (quand on vous dit que la tendance de cette fin de siècle c’est les années 80…). Toutes les petites de 18-20 ans autour de moi, habillées comme si elles postulaient au rôle principal dans un remake du sulfureux film Lolita, ont l’air heureuses. Elles chantent, elles dansent, elles crient. Au premier rang, les fans hardcore ont chacun une petite pancarte avec marqué « Woo » dessus qu’ils brandissent en rythme pendant que le chanteur fait… ben « Woo » sur le dernier tube en date du groupe, “Spiralling”. Mignon.

Sur la meilleure chanson, l’irrésistible “Crystal Ball”, Keane  parvient littéralement à soulever la foule (ce qui n’était pourtant pas forcément gagné à la base avec un gentil groupe comme celui-là). Les musiciens ont le sourire. Au bout de trois quarts d’heure passés très vite finalement, le chanteur lance à la foule consternée : « Voici notre dernière chanson. Nous espérons revenir une prochaine fois avec une programmation nocturne, ce qui nous permettra de jouer jusqu’au bout de la nuit ». Et le groupe conclut donc sa prestation (comme chacun de ses concerts depuis ses débuts) par la magnifique ballade “Bedshape”. Ceci n’est sûrement pas la phrase la plus rock que j’ai écrit de ma vie, mais c’était au final plutôt un bon concert, avec pas mal de bonnes chansons. Une bonne surprise pour moi.

 

 

 

 

Juste le temps d’aller chercher ma deuxième pinte de l’après-midi et voici que débarquent sur scène les Yeah Yeah Yeahs. La question que tout le monde se pose : va-t-on retrouver le groupe en mode électrique comme à son habitude ou en mode ‘dancefloor’ comme sur son inégal dernier album (IT’S BLITZ !) sorti cette année ? On verra. Pour l’instant, l’attraction c’est le look de la chanteuse : les cheveux dans les yeux, une énorme barre bleue en travers du visage en guise de maquillage, un pantalon fuseau à bandes horizontales bleues et vertes, et en haut une sorte de long poncho à lamelles dorées. Bref la grande classe. Ou l’horreur absolue suivant si on est journaliste à Télérama ou chroniqueur mondain à Paris Match.

A priori, les Yeah Yeah Yeahs sont tout ce que ne sont pas Keane. Ils ont l’attitude, le sexe, le danger. Mais pas les chansons par contre. Etonnamment, alors que le groupe est connu pour ses prestations épileptiques, il entame son set avec un long (et excellent) morceau atmosphérique de son dernier album nommé “Runaway”. Comme sur le CD, “Runaway” est un long crescendo qui explose sur la fin. Belle entrée matière. Les guitares et les cris de la chanteuse font néanmoins leur apparition dès le deuxième morceau. Et là tout de suite un gros problème se pose : en France, une loi très stricte réglemente le niveau maximum de décibels autorisés lors d’un concert. Or les Yeah Yeah Yeahs sont un groupe qui joue sur les dynamiques sonores. Pour sonner comme il se doit, il a donc besoin d’un volume très élevé. Du coup, sans la puissance sonore adéquate, eh bien les Yeah Yeah Yeahs sonnent un peu plat sur leurs morceaux les plus rock. C’est con pour eux…

 

 

Sûrement pas la phrase la plus rock que j’ai écrit de ma vie

 

 

Le groupe alterne morceaux anciens (l’excellent “Gold Lion” qui ouvrait l’inégal deuxième album) et morceaux de IT’S BLITZ ! (le non moins excellent “Heads Will Roll” qui souffre néanmoins ici terriblement d’un manque de basse -et un morceau ‘dance’ sans basse, c’est un peu comme un Stallone sans testicule…-), et part régulièrement dans des délires électriques vite casse-bonbon… Le concert monte néanmoins en intensité. Au milieu d’une partie instrumentale, la chanteuse part enfiler un grand poncho inca. Il ne fait pourtant pas froid. Il faut au moins une demi-heure pour qu’elle daigne enfin s’adresser au public. Sur le côté de la scène, le guitariste avec sa coiffure Echo & the Bunnymen millésime 1984 semble être dans son monde. De l’autre côté de la scène, je me rends compte que comme Keane, le trio a engagé un quatrième membre, sauf que lui fait des choses incongrues comme jouer de la guitare acoustique sur le frénétique “Dull Life. Ah ces artistes… En parlant de Keane, le batteur du groupe vient se mêler à la foule et a la drôle d’idée, alors qu’il y a plus de 10.000 personnes, de venir se placer juste derrière moi. Ma sœur qui étonnamment est la seule à le reconnaître est comme une folle. Elle tape la causette avec lui, lui fait dédicacer son billet, et je la prends en photo avec lui. Et une fille heureuse, une.

 

 

 

Au final ce concert des Yeah Yeah Yeahs est à l’image de leurs albums, inégal, alternant grands moments électriques et expérimentations gonflantes. Mais pas le temps de traîner. Il faut maintenant courir jusqu’à la scène de l’industrie où l’on attend d’un instant à l’autre l’une des sensations de l’année : Passion Pit. Avant que le groupe n’investisse les lieux, je suis quelque peu tendu, redoutant que ces gens dont l’album a rythmé une bonne partie de mon été ne me déçoivent sur scène. Comment leurs chansons très écrites et arrangées de façon quasi maniaque vont-elle bien pouvoir sonner sur scène ? Mystère mystère…

18h30, parfaitement à l’heure les voilà. Comme sur les photos, ils ont tous des tronches de nerds complets, et sont vêtus très simplement, jeans/t-shirts, seul le bassiste ayant eu l’audace vestimentaire inouïe de mettre une chemise par-dessus son t-shirt. Cela dit après les Yeah Yeah Yeahs, ça repose. « Hi, we’re Passion Pit from Boston, Massachusetts ». Et c’est parti ! Le groupe entame les hostilités avec la première chanson de l’album MANNERS, “Make Light”. Première surprise, le groupe sonne très bien, bien mieux que les Yeah Yeah Yeahs. Tandis que les spectateurs affluent en masse, les premiers rangs sont déjà en train de se secouer dans tous les sens. Visiblement la mayonnaise prend. Une clameur monte du public lorsque le groupe enchaîne avec “I’ve Got Your Number”, le premier morceau de CHUNK OF CHANGE, le drôle d’EP 6 titres qui les avait révélé l’an dernier. Les fans de la première heure sont aux anges. Ma sœur qui était partie au ravitaillement en bière opine du chef. Elle ne connaissait le groupe que de nom mais elle accroche bien à leur musique.

 

 

Passion Pit ira loin, très loin, j’en prends le pari ici et maintenant.

 

Les classiques du premier album défilent à la vitesse de l’éclair dans une ambiance de plus en plus festive. Tous ces morceaux sont impeccablement interprétés. Le son est rond, clair, chatoyant. Ca danse beaucoup autour de moi. Seul le chanteur peine parfois un poil quand sa voix doit monter très haut. Il rame, notamment, énormément sur le faramineux “To Kingdom Come” (en lice, pour ceux qui auraient passé les six derniers mois dans une grotte afghane, pour le titre de chanson pop de l’année). Pas grave. Ca devient carrément du délire dans le public lorsque résonne l’intro de leur ‘tube’ “Sleepy Head”. Les bras se lèvent et une séance de ‘slam’ commence (et voir une séance de ‘slam’ sur une musique aussi pop, ce n’est pas si fréquent). L’intensité ne retombera plus jusqu’à la fin du concert et le génial “The Reeling” (en lice lui aussi pour le titre de chanson pop de l’année, c’est dire si ces gens ont de la ressource). Un regard circulaire permet de constater qu’il y avait vraiment beaucoup, beaucoup de monde à ce concert, et tout le monde a l’air heureux. Cinq minutes après la fin du show, le chanteur, qui s’est visiblement considérablement dévergondé depuis qu’il a accepté de s’éloigner de plus de 3 mètres de l’ordinateur de sa chambre afin de pouvoir donner des concerts, vient tranquillement discuter avec les derniers fans restés. Il est cool, détendu, et vu la tronche de ses yeux maladroitement dissimulés sous des lunettes de soleil, il est évident qu’il ne carbure pas qu’à l’eau claire… Enfin bref : très bon show de la part d’un groupe déjà auteur de l’un des albums de l’année ; Passion Pit ira loin, très loin, j’en prends le pari ici et maintenant.

 

 

 

 

Retour à la scène de la Cascade pour l’un des événements du festival cette année, la venue d’authentiques légendes du rock anglais, rien moins que Madness. Madness est sûrement l’un des groupes les plus incompris de l’histoire. Ceux qui ne les connaissent que par le biais de leur méga-tube ska “One Step Beyond” (c’est-à-dire l’énorme majorité du public) les considèrent généralement comme des rigolos, et même la presse rock refuse généralement de leur accorder leur vraie place, celle de grand groupe pop, de Kinks (ou plus jeunes de Blur) des années 1978-1985. Dommage. Le groupe attaque très fort. Grande ovation pour leur montée sur scène et c’est parti :

 

Hey you, don’t watch that.

Watch this!

This is the heavy heavy monster sound

The nuttiest sound around.

So if you’ve come in off the street

And you’re beginning to feel the heat
Well listen buster
You better start to move your feet
To the rockinest, rock-steady beat
Of Madness
One step beyoooond !

Ca ne fait même pas trente secondes que le show est commencé et les 15.000 personnes présentes sont déjà en train de danser comme des folles. C’est ça la magie Madness. Une musique festive qui est une incitation permanente à la danse, et qui est donc parfaite pour être jouée dans le cadre d’un festival de plein air. Tous les membres du groupe, vêtus de costumes noirs, ont une classe british indescriptible (et sûrement incompréhensible pour les fans des Yeah Yeah Yeahs). Evidemment, la section de cuivres est là au grand complet. Le groupe enchaîne quasiment à 50-50 les vieux morceaux et les récents. Tout y passe, pure pop, rock steady, ska. Ils tentent même le petit reggae des familles et ça passe superbement.

Et puis soudain le concert s’emballe. Une énorme clameur monte du public lorsqu’il reconnaît les premiers accords du méga-tube “Baggy Trousers”. Le parc de St-Cloud est immédiatement transformé en discothèque géante. Sur le solo, le saxophoniste est projeté à 10 mètres au-dessus de la scène par deux câbles. C’est le délire. Le groupe enchaîne alors avec son plus grand morceau, le merveilleux “Our House”. On espère que les Tatianas et les Yeah Yeah Yeahs sont en train de prendre des notes backstage, question songwriting. Sur le dernier refrain, repris en chœur par le public, les deux chanteurs se tiennent par l’épaule. C’est tellement beau que j’en ai presque les larmes aux yeux.

 

 

On espère que les Tatianas et les Yeah Yeah Yeahs sont en train de prendre des notes backstage, question songwriting

 

Mais fin de la séquence émotion, le groupe reprend son rôle de pitre et propose la séance de rappels la plus singulière qu’il m’ait été donné de voir : « C’était notre dernière chanson, il faut maintenant qu’on parte. Mais on ne va pas quitter la scène. On va juste vous tourner le dos, et si vous voulez qu’on vous rejoue un ou deux trucs, applaudissez très fort… maintenant ! ». Ovation et c’est reparti pour un petit morceau cool et une nouvelle séance d’hystérie collective lorsque résonne la sirène de paquebot qui ouvre “Night Boat to Cairo”, le dernier méga-tube que le groupe n’avait pas encore interprété. Et c’est reparti pour la discothèque géante. Au milieu du morceau, je m’arrête pour regarder le spectacle : à 50 mètres autour de moi, tout le monde, absolument tout le monde, la petite sœur de 9 ans en t-shirt Dora l’exploratrice, le grand frère de 16 ans avec son gros bandeau de tissu dans les cheveux pour faire comme MGMT, la cousine fashion victim de 25 ans, le père de 40, le grand-père de 65, tout le monde, absolument tout le monde de A à Z est en train de danser. C’est fou. Bravo les gars, vous avez justifié votre statut de légendes. On verra maintenant si Pete Doherty sera capable de faire simplement le quart de ça dans 30 ans…

Voici maintenant Bill Callalhan sur la scène de l’Industrie. J’avoue que je ne connaissais pas cet artiste américain. Il possède une voix très grave, joue une musique mi-bluesy mi-folky, souvent assez belle à la vérité, mais 1/ très triste, 2/ très lente, ce qui n’est jamais l’idéal dans le cadre d’un concert de plein air. J’écouterai le disque pour me faire une meilleure idée.

 

 

 

21 heures. De nouvelles têtes d’affiche investissent la scène : Bloc Party. Cette semaine, un pote m’avait dit à propos du groupe : « Un noir qui chante du rock, c’est génial au niveau du concept ». Bon, mon pote est très jeune, il ne connaît ni Jimi Hendrix, ni Arthur Lee, ni Phil Lynott, je lui pardonne. Mais le concept c’est bien ça qui a grévé une partie du rock des années 2000 : on s’arrête au concept, et du coup si celui-ci est bon, on ne fait plus trop attention à la musique. Et c’est là le grand problème de Bloc Party : si au niveau du concept ils sont effectivement parfaitement dans l’air du temps (un chanteur noir et homosexuel, wah, c’est top tendance…), niveau musique par contre, ben euh… Globalement, ils se sont révélés avec un single fabuleux, “Banquet”, mais depuis le groupe n’a plus jamais été capable d’approcher ne serait-ce que de loin le même niveau. Pourtant il essaye. On sent chez ces gens le désir, quasiment le fantasme de devenir une sorte de Radiohead pop (même le guitariste arbore la même mèche rebelle que Jonny Greenwood), mais rien à faire le talent n’est pas le même.

Le groupe attaque fort avec deux morceaux rock surpuissants. Le son est énorme, preuve que les Yeah Yeah Yeahs ont eu un problème de balance. Et puis à partir du troisième morceau le groupe retombe dans ses travers avec une partie instrumentale longue et assez gonflante. De plus (problème récurrent dans de trop nombreux concert rock) la voix est mixée trop en arrière, ce qui est préjudiciable, surtout sur les ballades comme le très joli “Signs”. Encore deux morceaux longs et informes. Le public qui commençait à piquer du nez est soudain réveillé par les premiers accords de “Banquet”. Les mains se lèvent, ça hurle, ça danse. Preuve ultime que dans le rock, même si vous avez le son, l’attitude, l’ambition, rien ne remplace les chansons. La suite du concert est identique, alternance de bouillie sonore et de trucs plus intéressants (le dernier single “One More Chance”, une fois que l’on a fait abstraction de l’horrible motif de piano qui rappelle tout un tas de daubes ‘dance’ des années 90 genre Dr Alban, passe plutôt bien sur scène). Un show inégal donc.

 

 

Piquer du nez

 

 

Et c’est le grand moment de la soirée. Le public se déplace par grappes jusqu’au fond du site où Oasis doit se produire en conclusion de la journée. Etonnamment, alors que le groupe doit commencer dans cinq minutes, les techniciens commencent tout juste à installer le matériel. L’ambiance monte. Une bande de bretons alcoolisés (pléonasme ?) commencent à chanter “Wonderwall”. Dix minutes de retard. Tous les concerts jusque-là ont été très à l’heure. Etonnant. Les lumières s’éteignent. Ovation. Mais c’est un homme seul qui monte sur scène. Le directeur du festival. « Les frères Gallagher ont eu une violente altercation ce soir avant le concert, le groupe est dissous, le show est annulé ». Aucune réaction dans la foule. Tout le monde croit visiblement à une blague. Alors le mec recommence : « Les frères Gallagher se sont battus, Noel est parti. Toute la tournée est annulée. Si vous voulez vous pourrez aller voir sur le site du groupe où Noel explique pourquoi il quitte le groupe ». Au moment où les écrans géants affichent « Le concert d’Oasis est annulé », le public comprend enfin que ce n’est pas une blague. Bronca immense. Mais rien à faire. Oasis sera remplacé au pied levé par Madness qui a accepté de donner un second show encore plus festif que le premier. L’histoire retiendra donc que c’est à Paris qu’Oasis s’est séparé. Du moins jusqu’à la prochaine fois. Comme c’est triste…


Passion Pit | To Kingdom Come from Passion Pit on Vimeo.

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