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Rock Altitude Festival 2012

Review

Le Locle (CH), vendredi 17 août 2012

REVIEW – Toujours à la recherche d’un concert insolite, d’un festival à découvrir, c’est au Locle que nous nous sommes arrêtés vendredi dernier, histoire de vérifier si le Rock Altitude est vraiment unique en son genre.

 

Avec trois soirs de programmation, le Rock Altitude Festival varie les plaisirs. De Martina Topley Bird à Napalm Death en passant par Nada Surf, il y en avait pour tous les goûts. C’est néanmoins le vendredi soir que nous avons « grimpé » jusqu’au Locle afin d’assister à la soirée métaaaaaal. Onze groupes se sont succédés sur les deux scènes du festival, ne laissant ainsi quasiment aucun répit aux chevelus et autres tatoués venus en nombre s’adonner à l’art du headbanging. Nous vous épargnerons le résumé de 11 concert de métal (au bout de 8 on ne sait plus quoi dire) et resterons sur nos trois coups de cœur de la soirée.

 

 

On commence avec nos vieux copains de Coilguns que l’on a enfin la chance de découvrir en live. L’attention est dirigée principalement sur le chanteur Louis Jucker qui déambule dans tous les sens tel un soldat sur un champ de bataille se faisant canarder de toute part. Tantôt sur scène, tantôt dans la foule, Louis s’époumone à courir dans tous les sens et à hurler dans son micro. Ses compères (Jonathan Nido à la gratte et Luc Hess à la batterie) l’entourent à merveille afin de faire sonner le tout. Les Chaux-de-Fonniers ont un style bien à eux et le spectacle présenté vaut vraiment le coup d’œil.

 

 

Notre deuxième coup de cœur est naturellement pour ces vieux brisquards de Napalm Death maître en la matière de Grindcore depuis plusieurs décennies. Ce qui est génial avec eux, c’est que le chanteur Barney explique de quoi traite la chanson qui suit avant de beugler comme un malade. Malgré ce côté « bourrin » signalons tout de même l’engagement du groupe (politique, écologique, social) ce qui n’est pas toujours le cas dans la musique extrême. Le groupe a aussi la particularité d’avoir deux des chansons les plus courtes de l’histoire du rock avec "Dead" (4 secondes) et "You Suffer" (1 seconde) que nous avons eu la chance d’entendre au Locle. Les classiques ne sont pas oubliés en fin de concert avec "Suffer The Children", "Scum", "Instinct of Survival" et la reprise des Dead Kennedys, "Nazi Punks Fuck Off".

 

 

Enfin, dans un registre metal-stoner, le trio quasi instrumental de Karma To Burn est de retour. Enfin presque, car à la batterie nous ne voyons pas la touffe de cheveux grisonnante de Rob Oswald… En fouillant un peu sur la toile, on apprend qu’Evan Devine a remplacé notre Cavern Man préféré. Bienvenu à Evan qui fait tout pour ressembler à son prédécesseur (les cymbales très hautes et torse nu). Le concert est propre, sans bavure, Rich Mullins à la basse est toujours tout sourire avec le public, tandis que Will Mecum se concentre sur ses riffs tonitruants. Les titres comme "Twenty", "Eight" ou "Thirty-Two" font désormais partie des classiques à entendre au moins une fois dans sa vie. Respect !

 


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