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Retribution Gospel Choir

2

Sub Pop Records


Deuxième album pour ce groupe composé de musiciens de Low. Entre stoner et grunge de Seattle, les influences vont bon train.

 

Whaoouu…. Avec un nom comme celui-ci, difficile de passer inaperçu. Encore que… Ce nom original n’est pas encore sur les lèvres de Monsieur et Madame Toulmonde. Et pour cause, ce groupe américain n’est pas des plus connu par ici, mais pourtant on y retrouve quelques têtes connues. En effet, à son bord Alan Sparhawk et Steve Garrington respectivement chanteur-guitariste et bassiste du groupe Low. Si Low est actif depuis plus de 15 ans, le side-project Retribution Gospel Choir (R.G.C) n’est qu’à ses débuts et sort en ce début d’année son deuxième album intitulé « 2 » en toute humilité.

 

Presque envoûtant

 

Au niveau du contenu, on retrouve du rock stoner, psychédélique, permettant à l’auditeur de se laisser bercer et conduire dans des confins perdus au fond de l’imaginaire de Sparhawk. Si DRUMS AND GUNS dernier opus en date de Low nous avait laissé un peu sceptique, nous voilà un peu plus rassuré avec ce son de guitare électrique bien présent comme on l’aime. Sobres et sombres à la fois, les compos de « 2 » sont de grandes qualités et se bonifient au fil des écoutes.

Si “Hide It Away” et “Your Bird” donnent correctement le ton de l’album, les petits trésors se cachent un peu plus loin. On pense notamment à “Workin’ Hard” qui sent bon le Neil Young de Mirrorball (c’est-à-dire teinté de Pearl Jam). Un titre gai et entrainant par rapport au reste de l’album. Car il est vrai que le côté Stoner de R.G.C est parfois mélancolique et lent à souhait comme sur “Poor Man’s Daughter”. Dans les autres trésors, il y a “Electric Guitar” qui dure plus de 8 minutes et qui monte en intensité. Typique stoner, le côté répétitif en devient presque envoutant. La voix de Sparhawk, très aérienne répète sans cesse “What are you gonna do?” avant que les solos interminables ne s’en mêlent. Après une longue et puissante montée, le titre se termine en douceur. Superbe. Juste derrière, “Bless Us All” boucle cet album de manière très religieuse et mélancolique. Un titre mystique qui donne presque des frissons dans le dos… Décidemment, Allan Sparhawk arrivera toujours nous surprendre.

 

 

 

Sur les 10 morceaux que composent l’album, il y a deux moments instrumentaux, dont un qui n’apporte vraiment rien au disque. Pour le reste vous l’avez compris, il y a de bonnes choses, quelques très bons titres à retenir, mais rien qui risque de changer la face du monde. Un album agréable qui s’écoute à tout moment de la journée.


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