mercredi , 14 novembre 2018
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Piers Faccini

My Wilderness

Label: Tôt ou Tard / Disques Offices

WORLD-FOLK – Folk est presque réducteur, tant l’univers de Faccini est bercé d’influences. Son 4ème album fraichement sorti démontre encore la classe du bonhomme.

En 2009 TWO GRAINS OF SAND avait bien fait comprendre que Piers Faccini n’était pas le dernier venu et que les nombreux éloges étaient plus que mérités. Sans avoir un statut de rock star intergalactique, le musicien anglais est loin de se prendre la tête. Artiste accompli (musique, peinture, photo), il vit tranquille, mène sa petite vie peinard et compose des putains de chansons. Excusez ma grossièreté, mais c’est le mot !

La recette magique de Piers Faccini qui consiste a pimenté des morceaux  folk avec des influences diverses fonctionnent toujours aussi bien. Faut dire que le brassage culturel, il connaît ça depuis gamin. Père italien, mère anglaise, ayant vécu et vivant actuellement en France. On comprend bien, n’empêche que sa musique ne s’arrête pas là, elle peut aller chercher un truc dans le blues, elle peut se sentir proche du continent africain, elle nous fait traverser l’orient, elle ne cesse de voyager et nous prend par la main tout au long des 11 titres qui composent MY WILDERNESS. La sensualité, la finesse et le groove que dégage l’artiste paraissent tellement naturels qu’on se questionne. Comment fait-il ? On lui posera la question…

 

 

Des mots et des mots ne serviraient à rien, faites-nous confiance et faites-vous plaisir en coutant cet album. Notre coup de cœur est pour "The Beggar & The Thief", un morceau très complet, avec beaucoup d’instruments (des cuivres) et un groove oriental. Superbe. "That Cry" qui suit est aussi un régal, surtout la fin lorsque Faccini s’enflamme avec sa gratte. Les premiers arpèges répétitifs de "No Reply" nous font penser à Georges Brassens avant que la chanson prenne du coffre grâce aux nombreux instruments classiques. Avec ces trois premiers titres en ouverture MY WILDERNESS est parti sur d’excellentes bases. La suite, on vous l’a dit, c’est un long voyage à travers les continents (Dreamer, Tribe, Three Times Betrayed) et dans l’âme mélancolique de l’artiste (My Wilderness, The Branches Crow, Say But Don’t Say).

Il ne vous reste donc plus que deux choses à faire. D’abord vous procurer cet album, car vous l’aurez compris, c’est la classe. Et deuxièmement venir au concert le 19 novembre prochain au Nouveau Monde de Fribourg. Cette fois, tout est dit.

 


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