vendredi , 16 novembre 2018
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Papa Roach

Face Everything And Rise

Label: Eleven Seven Music

METAL ALTERNATIF - Papa Roach ne fait pas partie de mes groupes de métal favoris, je dois bien l'admettre. Ayant pourtant trouvé un attrait particulier pour la vivacité de "Where Did The Angels Go" ou l'intensité de "As Far As I Remember" du précédent album, mes essais d'écoutes ont souvent échoués. Mais il y a quelques jours, je me suis rendu à la Fnac. Bien que réduit à deux pitoyables étagères, le rayon métal est un passage obligé pour moi. Sans grand espoir de trouver une galette alléchante – il faut dire que le prix toujours exorbitant y est aussi pour beaucoup –, je tombe sur le nouveau Papa Roach qui me fait de l'oeil à plusieurs reprises. Ayant une heure à tuer, je cède à ses avances et place le casque sur mes oreilles ; la voix de la madame m'introduit dans l'univers sonore intergalactique de la Fnac, puis c'est partie. Et je dois avouer que « F.E.A.R » passe plutôt bien. Même très bien !

Cette impression est malheureusement faussée, car les casques de la Fnac ont des basses bien plus puissantes que celles du son originel. Elles vous emportent dans un confort qui n'est qu'illusion et qu'il sera difficile de retrouver sur un autre support. M'étant déjà fait avoir plusieurs fois, je garde cela à l'esprit, et me fais un deuxième avis en rentrant chez moi avec des hauts-parleurs qui n'altèrent pas le son.

Parmi les titres dynamiques on retiendra évidemment le single « Face Everything And Rise », fil conducteur de l'album – et je conseille l'écoute (et le visionnage) de la version acoustique donnée en showcase à New York le jour de la sortie de l'album aux USA, avec un Jacoby en grande forme –, « Warriors » pour son électro tout le long, et « Hope for the Hopeless », un titre speed qui mériterait sa place sur l'album et non en titre bonus. D'autres titres plutôt lents accrochent tout autant : « Love You Till It Hurts » et « Never Have To Say Goodbye ». Mon coup de cœur est décerné à « War Over Me ».

La grande surprise c'est « Gravity », introduit par un rap qui est à remarquer, mais surtout avec la présence de Maria Brinck (In This Moment). Deux voix voilées très proches qui se frottent et se fondent parfaitement l'une dans l'autre sur le refrain.

On sent un lourd passé dans les textes, qui remonte d'autant plus à la surface que l'enregistrement de cet album s'est fait Las Vegas, ville dans laquelle Jacoby Shaddix déclare y avoir laissé la part la plus sombre de lui-même. La réussite de l'album est donc une revanche sur cet homme qu'il a été. « F.E.A.R » ne fait pas dans la prétention, mais une simplicité et une honnêteté découlent de cet album très agréable à écouter.

On pourrait néanmoins émettre des réserves concernant le choix de l'instrumentation, avec des guitares qui auraient pu être poussées vers un son bien plus hardcore, et un drumkit feutré pas assez percutant. Mais bon, comme je l'ai dit, ça c'est de la faute à la Fnac!

 


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