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Olivia Pedroli

The Den

Label: Discograph


Folk On l’a connue sous le pseudonyme de Lole, la voilà
dorénavant à visage découvert (enfin presque, voyez la pochette) et sous son
vrai nom. Un nom à retenir : Olivia Pedroli : talent 100%
neuchâtelois.

Si vous appréciez cette nouvelle génération de chanteuse dans la lignée
d’Agnes Obel, nul doute qu’Olivia Pedroli attire aussi votre attention. Les
points communs ? On pourrait déjà dire Le Nord. Agnes Obel est Danoise et
Olivia Pedroli est… Suisse certes, mais elle a enregistré cet album en Islande.
Et pas avec n’importe qui, Valgeir Sigurdsson a un CV bien rempli (Björk,
Camille). Olivia Pedroli avait envie de travailler avec ce producteur et c’est
chose faite. Les atmosphères froides et envoûtantes du Nord se font très vite sentir.
Sinon comme autre point commun, il y a cette sensibilité à fleur de peau.
Quelques notes éparses suffisent à nous remuer en moins de temps qu’il ne faut
pour l’écrire. Si Lole était dans un registre folk-rock-jazzie, Olivia retourne
à ses premières amours plus classiques. Plus de guitares électriques, plus de
batterie et plus de basse. Le piano, les cordes acoustiques et les cuivres sont
maintenant là pour accompagner la demoiselle qui pose une voix légère, mais
assurée. Ce virage, ou plutôt ce retour au classique n’est pas vraiment une
surprise lorsque l’on connaît le passé de la Neuchâteloise.
Treize ans de violon au conservatoire, ça laisse des traces.

On vibre avec elle

Après un titre-intro (Bow) qui conditionne l’auditeur, les choses
sérieuses commencent. “Day” est un moment fort de l’album. La voix d’Olivia nous
berce tendrement, tendis que l’orchestration classique fait le reste avec un
air qui peut que nous plaire. Le clip juste en bas confirme nos dires. La guitare acoustique apparaît enfin sur “Path”,
deuxième moment fort de l’album. La voix d’Olivia Pedroli est parfois à la
limite, mais c’est ce qui l’a rend encore plus belle. Idem pour “Raise Erase”, la
voix est très haute mais le résultat est convaincant. Un titre un peu répétitif
dans sa conception, mais qui grâce à une mélodie intéressante et surtout une
montée en puissance devient un passage inévitable de l’album. Olivia Pedroli
apprécie ces montées en puissance et grâce à l’orchestration taillée avec
précision, on vibre avec elle. Des ambiances parfois étranges peuvent
apparaître (I Paly), mais jusqu’au bout de ces 10 titres la chanteuse est
crédible.

Avec cet album Olivia Pedroli joue véritablement dans la cour des grands
et se place comme une révélation pour notre scène helvétique. Avec un album
d’un tel acabit, il restera à la chanteuse de convaincre sur scène. Mais
lorsqu’on se rappelle au bon souvenir des concerts de Lole, il n’y a pas trop
de soucis à se faire.


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