lundi , 24 septembre 2018
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Oh No Ono

Eggs

Label: Leaf Records


D’Alborg, Danemark, un quintette indispensable à tout amateur de pop barrée dans la droite lignée des dieux Flaming Lips. Et Beatles dernière époque. Lumineux, sineux, leurs morceaux sont des mini cathédrales qui laissent présager du meilleur. Pas fous ces Danois.

 

Aïaaaaaaaaaaa houhou hu !!! Des cris sauvages et des incantations au tonnerre ; on a envie de se dévêtir et prier les dieux en compagnie du gourou pour qui notre salut n’est rien d’autre que le fondement de sa pensée bienveillante. Et même de danser sous la pluie ou alors regarder l’intégrale des films de Tim Burton. Parce que c’est ça le nouvel album de Oh No Ono, un cocon où se loger s’il fait froid ; un monde où les squelettes jouent les Pères-Noël; un hurlement vers le futur pour tous les loups de la meute ; EGGS est un rassemblement pour pêcher le poisson avec les dents tous ensembles. Alliant aussi bien les compositions électroniques que les instruments acoustiques, Oh No Ono a tout pour plaire : un petit peu plus sages que St Vincent, et ceci parce que les arrangements sont moins tordus, plus simples qu’Animal Collective et quand même plus mélancoliques que Clap Your Hands Say Yeah, ils s’approprient avec tact et brio, les bandes-son de n’importe lesquels des films de Tim Burton : la deuxième chanson, “Swim”  (voir la vidéo ci-dessous) de l’album en est l’exemple parfait, une symbiose de richesses sonores fait que l’on ne s’ennuie jamais. Une sorte de comédies musicales à l’échelle de notre vie, simple mais pleine d’envie parce que, oui, nous sommes jeunes et pleins de richesses et surtout pas encore morts.

 

Un monde où les squelettes jouent les Pères-Noël

 

Un habile mélange de mélancolie et d’espoir habite le “Egg” super temporel avec lequel les Oh No Ono se sont posés sur le monde de la musique. J’y embarque chaque matin quand je vais courir, avant de mettre ma cravate et d’aller à ma banque. Mais c’est à cause de ce côté orchestral et toujours joyeux que les Oh No Ono lassent, un peu comme le side project d’Alex Turner: The Last Shadow Puppets. Comme si les danois ne supportaient pas de se laisser des silences; comme s’il fallait absolument mettre dix instruments en même temps combler un manque. Une fine orchestration trop présente qui met à mal la patience. A ne pas manquer au Romandie de Lausanne vendredi 26 février avec, en première partie, la Buvette de Vevey.


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