vendredi , 21 septembre 2018
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NINA ATTAL en Interview

Wha!


Aujourd’hui, à l’occasion du festival Blues sur Seine je rencontre Nina Attal, a peu prêt une heure avant son concert en duo acoustique avec la formation « Nina Attal Verso » en ouverture du festival et en première partie de cette soirée.   

                                        Nina Attal 

– Salut Nina, nous sommes ravis de te rencontrer, comment vas-tu aujourd’hui alors que tu t‘apprète à faire la première partie de Melody Gardot pour l’ouverture du festival Blues Sur Seine ?

Ça va très bien, et je suis très contente d’être là. On est un peu fatigué, parce qu’on revient de quelques jours de tournée en Allemagne avec tout le groupe. Mais oui, je suis ravis d’être ici, parce que comme tu le sais peux être, c’est ici que tout a commencé, au tremplin national de Blues sur Seine que j’avais fait en 2009. C’est un peu le début de la grande aventure pour moi, et je suis très émue de revenir à Mantes, en plus en première partie pour une grande artiste comme Melody Gardot. C’est toujours un peu spécial d’avoir l’occasion de faire de la musique avec des gens qu’on admire. Alors oui, tout ça c’est plutôt cool.

 

– Pour ceux d’entre nous qui ne te connaissent pas encore, peux-tu décrire qui tu es, quel est ton univers, et d’où tu viens?

Alors, j’ai 23 ans. Je suis de Paris, j’ai commencé la musique en apprenant la guitare. D’où mes influences blues à la base. Au début je suis un peu curieuse et je suis tombé sur des vieux albums et que j’ai eu un coup de cœur pour cette musique. Au début j’ai fait beaucoup de Jam, de scènes ouvertes dans Paris. Ou j’ai rencontré plein de musiciens, plein d’artistes qui m’ont conseillés, qui m’ont beaucoup aidé à y voir plus clair dans le métier que je voulais faire. Ensuite, j’ai eu rapidement envie de monter mon propre projet. Vers 16 – 17 ans, puis j’ai décidé de participer à des tremplins. Je me suis inscrite au tremplin blues sur Seine. Et depuis je n’arrête pas, je suis toujours sur la route, je joue tout le temps et c’est super ! Je suis très contente de tout ça.
Mon univers musicale c’est surtout la Soul, le Funk, tout ce qui est music afro-américaine et surtout ce qui concerne le Show, et l’esthétique que j’affectionne particulièrement.

 

– Tu es plutôt jeune – 23 ans –  est-ce que ce n’est pas trop dur de trouver sa place parmi les autres artistes du blues et de la funk ?

Pas vraiment, ça n’a jamais été un handicap. Je n’ai jamais vraiment joué avec ce côté-là. Mais finalement, tout le monde a été plutôt bienveillant avec moi. Parce que je suis jeune, je suis une fille… Toute petite avec ma grosse guitare [Rires]. Tout le monde m’a plutôt pris sous son aile et m’a aidé. Il y a eu des anges gardiens à qui je dois beaucoup de choses. Puis de toute façon, quand on veut quelque chose, il faut tracer sa route, et il faut le faire bien, sans marcher sur les pieds des autres… Non, ça a été plutôt une force

 

– Tu as remporté plusieurs prix lors du tremplin national de Blues sur Seine en 2009. Ça a été d’ailleurs un record, puisque tu as gagné 5 prix cette année-là. Dans quelle mesure ce moment t’as aidé à lancer ta carrière, et est-ce que tu es émue de revenir participer au tremplin.

Bien sûr je suis émue, je revois plein de têtes des gens qui m’ont soutenu et aidé à l’époque. A ce moment-là, j’ai fait ça pour avoir un avis objectif sur ce que je faisais. J’étais déjà venu avec pas mal de compositions. Puis je me suis dit, ça plait ! Alors je vais foncer dans cette direction. Quelques mois après j’ai rencontré mon tourneur, j’ai rencontré des gens qui m’accompagne et avec qui je travaille aujourd’hui. Donc ça a été vraiment un déclencheur.

C’était ton premier tremplin ?

Oui, c’était mon premier tremplin, et ça m’a conforté dans l’idée que c’était ça que je devais faire.
 

– Aujourd’hui tu fais un concert en duo acoustique, c’est un nouveau projet sur lequel tu travail en ce moment ?

C’est un projet que j’ai monté un peu parallèlement au Full Band avec qui je tourne encore et toujours … sur la route ! Le projet s’appelle Nina Attal Verso parce que j’avais envie de montrer une autre facette de ma musique. Quelque chose de plus intime avec le public, quelque chose de plus proche. Voilà, en mode salon, on est tous ensemble à la cool et on partage. C’est vraiment des nouvelles compos que j’écris pour ce nouveau projet, que j’ai écrit spécialement pour la scène.
 

Tu penses que sa se traduira par un album « unplugged » ou quelque chose dans le genre ?

Pourquoi pas, pour l’instant, le but c’est vraiment de faire de la scène avec. On va essayer de capter les bonnes vibes et les bonnes idées puis on verra ce qu’on va en faire.

 

– Tu es auteure compositrice, quelles sont tes principales inspirations ? Quels sont les thèmes de tes chansons ?

Ça peut être plein de choses, ça peut être un soir, je rentre et j’allume la télé. Je me sens concerné par des choses. Que ce soit négatif ou positif, si c’est des choses qui me touchent, qui me marque je vais écrire dessus. Ça peut être des instants de vie, ça peut être des bonnes choses, des mauvaises choses, avec lesquels on grandi. Ca peux être sur l’enfance, parce que je pense que c’est important de continuer à nourrir l’enfant qu’on a en soi, et d’en rester proche. Ça peut être sur des sujets de Femme, la vie de femme dans ce monde. Voilà, un peu toutes ces choses.

                                               wha

– Quels sont les artistes qui t’ont le plus inspiré ?

Il y en a eu pas mal quand même. Guitaristiquement, on va dire BB King. Esthétiquement, le show tout ça, celui qui m’a le plus bluffé c’est Prince. J’aime le show comme ça, j’aime beaucoup Lenny Kravitz, Stevie Wonder évidement, Michael Jackson. C’est un peu bateau comme nom, mais voilà, c’est ceux qui m’on le plus influencé.
 

– Qu’est-ce qui t’as amené dans le Blues et la funk, et qu’est-ce qui t’a fait prendre une guitare ?

Je ne sais pas, la guitare c’est quelque chose que j’avais en moi depuis toute petite. J’ai commencé la musique en faisant du piano, mais ça m’a vite saoulé … [Rires]. En plus maintenant je m’y remets à écrire des morceaux au piano, j’aime bien ça. Et j’avais la guitare toujours dans un coin de ma tête. J’ai eu la révélation en écoutant des albums de Queen, de Led Zeppelin, là j’ai fait c’est bon vas-y il faut que je m’y mette.

– Tu viens de me dire aussi qu’un de tes artistes préféré c’était BB King, qu’est-ce que ça t’as fait en apprenant son décès dernièrement ?

Ça a été très dur, parce que c’était l’essence même du blues. Tu peux faire 3 notes avec ta guitare et vraiment, elles viennent de là quoi. C’est quelqu’un qui m’a beaucoup inspiré, même pour le chant hein. Alors … c’est un peu égoïste, mais heureusement, j’avais déjà eu l’occasion de le voir en live. Mais bon, c’est vrais que tout le monde aurai aimé partager la scène avec lui. C’était pas facile, je pense pour tous les guitaristes de la planète.
 

– As-tu déjà eu l’occasion de Jammer sur scène avec des grands artistes, et pour toi qui sont les plus grands noms ?

Alors, j’ai eu la chance d’ouvrir pour des grands artistes. Après Jammer … ça ne se passe pas toujours comme on a envie. Par contre il y a eu des belles premières parties, Jammy Colome, Charly Winston, Zaz, Ben L’oncle Soul, ce soir Melody Gardot. Y’a eu quand même des chouettes plateaux. Après Jammer, y’a eu des gens comme Snarky Puppy que je suis, qui sont plus récent et qui sont des amis. C’est toujours des moments assez fort.

 

– J’en profite pour te poser la question suivante alors. Quels sont les groupes que tu écoutes en ce moment ?

Ben oui, il y a ça Snarky Puppy, je ne sais pas si tu connais.

 

Non pas encore.

Alors je te conseil, c’est vraiment des super musiciens et c’est super intéressant. Des groupes New Yorkais. Par exemple, Soul Live, les deuces, c’est assez instrumental et ça groove pas mal. Voilà ce qui me viens à l’idée là.

 

– Que pense tu du fait que les radios française passent de moins en moins – voir pas du tout – de blues, de funk, que ce soit des classiques ou des groupes actuels, et que les passionnés soient obligé de s’en remettre à quelques rares radios en streaming ?

pffffff. …. Je vais pas trop rentrer la dedans. Parce que ce genre de médias et moi ça fait 2. C’est le système qui est comme ça et qui veux ça. Un point c’est tout. Si t’es pas signé dans une grosse major on passera pas ta musique. Puis on nous sert ce qu’il y a, des titres qui passent 12000 fois à la radio. A la limite d’écœuré les gens. Après c’est pas que de leurs fautes non plus. Il faut avoir cette curiosité d’aller chercher, d’écouter un peu autre chose. Personne n’est obligé d’écouter uniquement ce qu’on nous sert. Ça vient un peu de toutes les parties, et c’est un peu triste. Heureusement qu’il y a des radios et des médias, justement comme vous. Qui nous donnent la parole et qui cherchent un peu des nouvelles choses à écouter. En France il y a beaucoup ce côté étiquetage et pas très ouvert. C’est triste, et j’ai l’impression qu’ailleurs en Europe et plus loin il y a moins ces limites culturelles d’imposées.

 

– Si tu devais prendre un album pour partir sur une île déserte, The Best album ? T’as le droit à un seul ? Lequel ça serait ?

Pfffff… c’est trop dur …. Attends un peu …. Aller, je pense que je prendrai
Dangerous de Michael Jackson !

 

Ah ouai, bonne ambiance sur ton île Deserte !

Ah ba ouai ! Attends, t’es tout seul déjà alors autant se faire chier en dansant avec le bon groove. [Rires]
 

– Est-ce que tu as des projets futurs, un nouvel album en 2016 ?
Des festivals majeurs ou des collaborations ?

Tout ça ! Oui tout ça ! Beaucoup de choses de prévues pour 2016. Déjà, le projet Verso m’occupe pas mal, et me permet de travailler en collaboration avec Marco Cinelli un bon ami à moi, qui est très talentueux. J’ai écrit un morceau avec Benjamin Siksou.

Beaucoup de dates en Allemagne encore.C’est un passage un peu charnière pour moi, alors j’espère que ces projets vont pouvoir se réaliser.

 

Merci beaucoup Nina, c’était un plaisir.

Merci et bon concert !                                                         serveimage

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