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Napalm Death à l’Amalgame


Amalgame, Yverdon-les-Bains (CH), mercredi 3 septembre 2014

REVIEW – Napalm Death fait partie de ces groupes mythiques qu’on est heureux de voir et revoir en concert. Musicalement c’est du solide, humainement ce sont des anges (et oui) et sociologiquement c’est toujours magnifique de voir la ferveur de ces fans de death metal. Il nous était donc impossible de manque ce rendez-vous à Yverdon-les-Bains

Allez, petit rappel et petite mise en situation : Naplam Death c’est plus de 30 ans d’existence. Le groupe a été formé en 1981 (comme Metallica) à Birmingham (comme Balck Sabbath). Bon, le groupe a aussi la particularité de ne plus avoir en son sein, un membre original. Faut dire que les premières années, le groupe a pas mal galéré, sorti quelques démos et régulièrement changé de line-up. Le premier album officiel date de 1987 (SCUM) mais c’est vraiment au début des années 90 que le groupe a trouvé de la stabilité et lancé sa carrière.  Une carrière certes underground, le death metal ou grindcore n’est pas tout public, mais une jolie carrière qui se compose d’une quinzaine d’albums et d’autant de démo, EP ou live. Les mecs ont arpenté de long en large les petites et moyennes scènes du monde entier. Ils font néanmoins partie de la crème du mouvement death metal / grindcore et peuvent se vanter d’avoir influencé des centaines (des milliers ?) d’autres groupes.

Les voir débarquer en milieu de semaine à l’Amalgame d’Yverdon, était donc une agréable surprise et l’occasion de vérifier leur cote de popularité. A l’arrivée au concert, on remarque rapidement où on met les pieds. Beaucoup de mecs, essentiellement chevelus, les tatoos et les t-shirt de metal sont de la partie. Bref, on n’est pas là pour cueillir des pâquerettes. Et eux non plus. 22h30, les Anglais arrivent sur scène et c’est partit. Musicalement, pour quelqu’un qui débarque à ce genre de concert, on pourrait croire que le groupe jour un peu toujours la même chose. C’est vrai que Barney hurle pas mal derrière son micro et côté instru, ça déménage. Gros riffs, gros sons et à la batterie Danny Herrera semble bien calé, mais envoie aussi du lourd. Malgré tout, on sent bien les nuances et les subtilités parmi la longue set-list.

Contrairement à de nombreux groupes jouant de la musique extrême, Napalm Death a une image plutôt sympathique. Rien qu’à les voir et à entendre Barney tchatcher entre les morceaux, l’image qu’ils dégagent est plutôt cool. Faut dire que les mecs ont en moyenne 45 ans,  et ils n’ont plus grand chose à prouver. Ils ne sont toutefois pas blasé et donne sans compter sur scène, à l’image de Barney qui gesticule comme un fou tout le long du concert.

Parmi cette fameuse set-list, citons les 4 derniers titres avant le rappel qui méritent d’être mis en évidence. A eux 4 ils durent moins d’une minute et demi. "Life", "Deceiver", "The Kill" et le classique "You Suffer" ( moins de 2 secondes). Mythique et magnifique. Comme à chaque fin de concert, il y a la désormais célèbre reprise des Dead Kennedys (Nazi Punks Fuck Off), histoire de ne pas oublier l’engagement des Anglais.

Que l’on soit fan inconditionnel du groupe ou simple curieux, on repart plutôt de bonne humeur d’un concert de Napalm Death. Histoire de couper la semaine, ce concert à l’Amalgame était la meilleure chose qui pouvait arriver.


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