dimanche , 18 novembre 2018
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Nancy Elizabeth

Wrought Iron

Leaf Records - Irascible


A peine âgée de 25 ans, une demoiselle de Manchester tente de faire aussi bien que son premier album acclamé par la presse en 2007, le dénommé Battle and Victory. Verdict.

 

Nancy Elizabeth

La Britannique Nancy Elizabeth (Cunliffe, de son vrai nom) sort un nouvel album folk, disponible dès octobre : WROUGHT IRON. Il s’agit d’onze morceaux où la voix et le piano dominent. Le single “Feat Of Courage”, construit rythmiquement à l’aide d’un thème vocal, laisse apparaître des sonorités agréables empreintes d’exotismes. Entraînant et répétitif, je regrette presque qu’il ne dure que 2min52s. Malheureusement, je ne peux pas en dire autant du premier morceau, celui-là même qui ouvre l’album et qui est censé me donner l’envie d’écouter la suite (de toute façon, envie ou pas, j’ai bien été obligée de le faire). Car “Cairns” propose exactement 1min15s de piano solo extrêmement simpliste et basé sur un motif récurrent. Puis, à précisément 1min16s, mon oreille perçoit des vagues de voix suaves (celle de Nancy Elizabeth superposée) mais lassantes qui viennent orner la structure motivique du piano. Ce premier morceau est donc ennuyeux, ennuyant, peu dynamique et trop rudimentaire à mon goût.
Je me réjouis du second morceau “Bring On The Hurricane » où la voix chaude de Nancy Elizabeth demeure, toutefois cette dernière est accompagnée d’une guitare folk et de percussions puis, à la toute fin des chœurs, qui stimulent mon écoute.

 

 

Nancy Elizabeth

 

 

Je retiens la jolie ballade « Ruins ». Le piano et la voix s’accordent à merveille, l’écoute est agréable. La fin du morceau est embellie d’un xylophone. D’ailleurs c’est probablement ce que la jeune compositrice réussit le mieux dans cet album : les fins de ses chansons, car elles sont souvent agrémentées d’un nouvel instrument qui donne un coup de fouet au morceau.
Bien que l’instrumentarium de Nancy Elizabeth soit vaste : piano, chœur, percussions diverses, violons, accordéon, métronome, xylophone, et flûte, il ne suffit pas à faire décoller l’album. Car malgré quelques titres entraînants et plaisants, le souvenir qu’ils me laissent est fade. Ma mémoire (pourtant bonne) ne me permet pas de chantonner un air entendu, ni de retenir les motifs itératifs du piano. La faute à une voix trop aiguë, éthérée, et un tempo trop souvent largo.
Pour conclure, je retiendrai la remarque pertinente de Monsieur B. sur la piste 03 “Tow The Line” pour qualifier l’album entier : « Elle accouche quand ? ».


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