samedi , 22 septembre 2018
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My Little Cheap Dictaphone

The Tragic Tales Of A Genius

Label: PIAS / Disques Office


OPERA-ROCK La Belgique est toujours
très inventive et novatrice en matière de rock. Ils sont presque des
précurseurs en matière d’électro rock, on pense notamment aux géniaux Ghinzu ou
aux petits derniers Vismets. Voilà que l’opéra-rock fait son apparition, tout
droit sorti de Liège.

Et pourtant My Little Cheap
Dictaphone (MLCD) n’est pas un groupe de nouveaux-nés, le groupe a plus de 10
ans d’expérience et THE TRAGIC TALES OF A GENIUS est déjà leur troisième album.
Les fans du début seront peut-être un peu étonnés de cette direction
artistique, mais le résultat final est plutôt pas mal. Mais d’abord, c’est quoi
de l’opéra rock ? Bonne question, la réponse d’un célèbre site de
références vous répondra qu’il s’agit « d’un album de rock dont les
morceaux constituent la trame d’une histoire ». L’histoire qui nous
concerne aujourd’hui est celle d’un musicien talentueux rattrapé par ses propres
difficultés et qui se bat pour ne pas sombrer. Il décrit son passé glorieux, il
traverse les épreuves, puis c’est la chute aux enfers. Le combat
schizophrénique peut alors commencer.

La musique devient
souvent cinématographique

Et musicalement, qu’est-ce
que ça donne un opéra rock ? Dans l’histoire du rock, on remarque que les
opéras rock se sont succédés et ont traversé les modes. De Franck Zappa aux
Kinks en passant par Iron Maiden et Green Day, tous les styles ont droit à
leurs représentants. MLCD suit presque la voie tracée par leurs pairs Deus,
Ghinzu et autres, en faisant un opéra rock sur un fond de rock
indie-électronique. Le piano est particulièrement présent sur les compos avec
parfois en arrière fond un orchestre complet. La musique devient souvent
cinématographique, les images apparaissent et les ambiances se créent. On
traverse aussi les époques avec notamment un plongeon dans les années 50 avec
le titre éponyme de l’album ou avec “Piano Waltz” qu’on découvre en début
d’album. Le timbre de voix de Redboy peut évoquer par moment Chris Martin de
Coldplay (My Holy Grail).

Une étape importante

De nombreux titres se laisse
écouter facilement dont les 4 morceaux qui accueillent des invités (Ralph
Mulder, Jonathan Donahue et Pall Jenkins). Ces titres donnent un excellent
aperçu de ce qu’est capable de faire le groupe. Les mélodies sont entraînantes
et on décolle véritablement avec MLCD. Cet opéra pop-rock est une agréable
découverte, mais ne rivalisera pas avec les grosses pointures belges
susmentionnées. Néanmoins l’originalité et cette forme de concept-album seront
à coup sur une étape importante pour le groupe liégeois.


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