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Mood

Tick Tack


Le groupe bâlois Mood sort son deuxième album TICK TACK. Du rock mélodique voire mélancolique, mais presque trop classique…

 

Formé en 2004 le quatuor made in Bâle livre le successeur de MY OWN WAY, à savoir TICK TACK un album comprenant 13 titres rock. Du rock très propre, agréable à l’écoute, sympa, gentil, cool et tout ce qu’on veut. Et c’est peut-être le point faible du disque. C’est sans doute trop sympa. A l’écoute des morceaux, on apprécie le jeu des musiciens, on se laisse bercer par les airs un peu fastoches, mais pas désagréables, on est bien, mais on ne vibre pas beaucoup. Pourtant, on ne peut pas reprocher grand-chose au groupe qui joue à la perfection. Mais alors qu’est-ce qui manque ? Dur à dire… C’est peut-être le sentiment de déjà-entendu qui ne donne pas l’envie d’écouter TICK TACK en boucle. Il y a quelques bons passages, mais l’ensemble ne nous scotche pas sur place.
Le groupe possède une voix féminine en la personne de Ramona. Cela peut être vu comme un atout pour le groupe, mais au fil des morceaux on se lasse de cette voix. Et c’est vrai que cette mode des groupes rock à chanteuses commence légèrement à nous pomper.

 

C’est sans doute trop sympa

 

On sent diverses influences dans la musique de Mood, ce deuxième opus est plus varié que son prédécesseur. Il y a de très bonnes choses, notamment au milieu de l’album où plusieurs bons titres se succèdent. On apprécie “Sound ” qui est dans un registre plutôt atmosphérique. La voix de Ramona est différente, très aérienne, elle dégage quelque chose de mystique et mélancolique. Juste après “21” fait son apparition. Très bon début énergique, malheureusement les couplets sont un peu barbants, mais un refrain qui en jette et qui est entrecoupé d’un break flamenco rend ce titre intéressant. En 7ème plage, “Venus & Uranus” arrive avec sa bonne humeur. Un morceau qui a tout d’un potentiel single fait pour les ondes. Pas mal.

 

En trois morceaux qui se succèdent, Mood nous prouve qu’ils ont du talent. C’est dommage que le reste de l’album ne soit pas de cet acabit. C’est vrai qu’on est un peu sévère, on pourrait encore citer “Desire” pour l’énergie qu’il doit dégager en live, “A La Fenêtre” pour la petite touche Stoniène d’un “Sympathy For the Devil” et “Keep Away” pour l’influence reggae. Au final une petite moitié passe la rampe. Est-ce suffisant ? A vous de juger.

 

 

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