samedi , 17 novembre 2018
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Monoski

No More Revelations

Label: Rowboat / Namskeio

INDIE-ROCK – Pourquoi aller jusqu’en Angleterre pour découvrir la crème du rock indé ? Pourquoi être plus que deux sur scène ? Mais surtout, pourquoi est-ce que Monoski n’est pas encore le plus grand groupe de rock au monde ??

Quelle claque… En seulement 8 chansons, Monoski met tout le monde d’accord. NO MORE REVELATIONS est la révélation du moment, c’est le disque à écouter en boucle pour les amoureux de rock indie-garage qui déménage. Monoski c’est avant tout un duo, Floriane et Lionel. Deux helvètes qui se sont rencontrés à New-York et qui décident de faire de la musique ensemble. Une guitare, une batterie, deux voix et c’est parti. Croisement entre les Whites Stripes et les Black Box Revelations, le duo suisse n’a rien à envier à Jack White et consorts (à part le succès, mais ça ne saurait tarder), en tout cas du point de vue musical, le groupe su trouver les ambiances et le son adéquat pour ce rock underground, garage, mais tellement bon, qu’on en a les poils qui se dressent à l’écoute du disque.  Et quand on dit « disque », on parle d’un vrai disque vinyle, format choisi par le groupe ainsi que le MP3 pour les jeunes.

 

Ce son garage voire stoner se fait tout de suite remarquer. "Empty Jail", premier titre pose les bases de ce qui sera le fil conducteur de NO MORE REVELATIONS. Un riff répétitif et gras dans une ambiance sombre que ne renieraient pas les QOTSA. Plus bluesy, plus Whites Stripesiens dans l’âme, "Black Lamps" est tout autant efficace. "Dead Horses" est peut-être moins accrocheur, mais peut se vanter d’une belle montée en puissance. "The Endless Collapse" est une forme d’interlude, pas besoin de s’étendre dessus, elle a néanmoins la lourde tâche de précéder le meilleur titre de l’album : "Call me a Liar". Les deux voix se répondent sur ce chef d’œuvre rythmé avant de se rejoindre sur le refrain. Le riff est encore une fois basique et gras, mais Dieu du ciel qu’il cartonne !

Sur la fin de l’album on a droit au saccadé "Prohibition Song", au monocorde "What’s Coming Next" et au complexe "Everybody’s Going Home". Ce dernier titre, encore une fois un chef d’œuvre regroupe toute les qualités que Monoski peut avoir. Les montées en puissance, l’alternance entre gros riffs et les subtilités, les mélodies efficaces, les ambiances chaotiques. Un titre taillé pour le live en somme.

 

 

Et parlons-en des lives, car le groupe tourne ces jours. Cette fin de semaine, ils seront au Nouveau Monde de Fribourg (le 23) et à l’Amalgame d’Yverdon (le 24). On les retrouve ensuite au Bar King de Neuchâtel (le 29) et le 1er octobre au RKC de Vevey. Si cette chronique ne vous a pas convaincue à 100%, allez faire un tour au concert pour vous prendre une bonne claque qui fait du bien.

 


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