vendredi , 16 novembre 2018
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Meril Wubslin

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Label: Saiko Records


FOLK Nouveau projet alternatif formé
par Valérie Niederoest de Toboggan et Christian Garcia. Le duo a choisi, certainement
non sans raison, le froid mois de novembre 2010 pour déposer cet album dans les
bacs.

 

Dès les premiers instants, le
tempo est donné. « One, two, three, for » un peu à la façon avec
laquelle Cobain commence un titre unplugged, disons, en tous les cas, avec la
même énergie et la même nonchalance. Cette première chanson, “Hole in my Ground”, résonne d’ailleurs parfaitement
comme le commencement d’un voyage acoustique lent et mélancolique. “Cowboys”,
ensuite, enchaîne sur les mêmes bases, mais petit à petit, la guitare se
transforme, la voix prend des effets étranges, l’aspect «débranché»
est mis de côté, pour laisser la place à des sons moins naturels.

Arrive l’effrayant “Séduire”
avec sa guitare triturée et son cuivre préparant au pire. L’ambiance devient
lourde, froide, la mesure est toujours très lente. À ce moment de l’écoute,
l’auditeur commence à ressentir une légère impression hypnotisante ou
anesthésiante selon l’état et l’heure à laquelle l’album est écouté.
Heureusement, c’est le moment choisi pour lancer “No Nothing”. Ce morceau est nettement plus soutenu
que les précédents et redonne un peu de pêche pour l’écoute de la suite. Suite
qu’il n’aurait pas fallu manquer, vu que “Pier on the Sea est, à mon sens, un des meilleurs
moments du disque ; ballade envoûtante ou les deux voix s’emmêlent l’une à
l’autre, simplement accompagnées par un arpège de guitare. Très beau moment de
simplicité. Suit, une petite ritournelle pour
la forme “La fille ficelle”,
sûrement une contrepèterie belge…

Quelque chose de « radioheadien »

En entendant “Happy Birthday” on se dit que, s’il y a une marque de fabrique « Meril
Wubslin », c’est bien cette façon de chanter à deux voix et de faire
tourner les phrases telles des boucles électroniques. Un peu comme un écolier
qui se répète constamment son livret pour s’en souvenir.

On revient à quelque chose de
plus rythmé avec “Right Here”, et là, bien que tout soit à sa bonne
place, quelque chose de « radioheadien » ressort avec une certaine
évidence de ce titre.

Pour terminer, “Two Guys”, “Le Fauteuil” et “Dominoes” viennent refermer la porte de ce
moment de folk moderne hivernal.

On pourrait reprocher à ce disque
son avarice en titres plus tranchants, plus percutants. Mais forcé de
reconnaître, que c’est bien ses grandes périodes de calmes qui lui donne son
âme et que ce mélange garde, toutefois, une ligne parfaitement cohérente.


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