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Melissmell

Droit dans la Gueule du Loup

Label: Discograph

CHANSON FRANCAISE – On avait complétement craqué pour Melissmell et son premier album ECOUTE S’IL PLEUT sorti en 2011. On avait patienté ensuite avec l’EP BLEU MARINE. Et voilà qu’arrive gentiment le temps du deuxième opus. Verdict ?

Pour ce deuxième album, Melissmell (Mélanie Coulet de son vrai nom) a fait entièrement confiance à Guillaume Favray qui a composé et écrit les 10 titres de ce nouvel opus. Une collaboration que l’on avait déjà pu apprécier sur deux titres du premier disque. Nous avions usés de tous les superlatifs pour décrire cette pêche, cette hargne, cette gouaille qui se dégageait de Melissmell. Les comparaisons allaient bon train entre Brel et Noir Désir. Une fois tout ça passé, il faut désormais s’attaquer au deuxième album et si possible s’éloigner des comparaisons. Et c’est là que la collaboration Coulet-Favray a parfaitement fonctionné. Car DROIT DANS LA GUEULE DU LOUP reste dans la lignée du premier disque sans toutefois faire du copier-coller. Melissmell est moins criarde, les angles sont arrondis mais la chanteuse est toujours vraie, incisive et intense. Beaucoup d’émotions, de sensibilité et surtout une atmosphère très mélancolique qui parcourt les textes et la musique de Favray.

On retrouve des titres très accrocheurs en début d’album. Que ce soit avec le piano de "La Crapule" ou  la guitare de "Rock n’roll", on ne se lasse pas de les écouter en boucle. Si il y avait "Le Mouton" sur le premier album, on découvre ici "Les Brebis", et « quand elles ont peur de tout, droit dans la gueule du loup ». Un peu plus pop et léger, "Déserteur" sonne familier et fait penser un peu à un vieux morceau de Tarmac (Notre Epoque). Encore une fois, un très beau titre qui nous reste en tête. Pas le temps de flâner plus longtemps que "Madame" fait son entrée. Un titre plus grave, où l’on retrouve la Melissmell qui pousse sa voix d’écorchée vive et qui nous donne des frissons de plaisir, tellement c’est fort. Et pour terminer en beauté, "Les Souvenirs" nous emporte dans son tourbillon poétique. Le pari est donc entièrement gagné. Ce deuxième disque comporte quelques petites perles qu’on ne se lasse pas d’écouter.


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