samedi , 22 septembre 2018
Vous êtes ici : Accueil » Chroniques CDs » Megadeth

Megadeth

Endgame

Roadrunner


Megadeth a toujours souffert d’un complexe d’inferiorité face au grand Metallica. Après une dissolution il y a quelques années, le groupe revient plutot bien avec un album énergique et soigné. Good job.

 

Retour en force pour Dave Mustaine et Megadeth. Les pionniers du trash et du heavy métal se portent plutôt bien. On a pu apprécier Metallica et son dernier album remarquable, les anciens de Slayer et Anthrax viennent de sortir leur petit nouveau. Dernier membre du Big Four, Megadeth présente son 12ème album studio, ENDGAME, et les critiques sont unanimes : Un des meilleurs disques de Megadeth. Pourtant, il est souvent difficile pour un vieux groupe de sortir de bons albums après plus de 20 ans de carrière. On parle toujours des premiers disques cultes et après on dit souvent que c’est du remplissage. Les phrases du styles sont bien connues : « J’ai écouté Metallica jusqu’à Justice, le reste c’est trop commercial » ou « Après Fear of The Dark, Maiden n’a rien ressorti de bon» ou encore « Le dernier disque correct de Slayer, c’est Season In The Abyss ». Et c’est valable à tous les niveaux, on pourrait dire la même chose de Radiohead, Pearl Jam, Deep Purple et bien d’autres. En résumé, ce n’est pas évident de vieillir et de rester au top.

 

 

 

Metallica a réussi un bon coup avec le DEATH MAGNETIC. Mustaine le mouton noir, toujours aigri de son éviction se devait à son tour de frapper fort. Il a tout de même dit après plus de 25 ans qu’il n’en voulait plus au gars de Metallica de l’avoir virer comme un malpropre. Pourtant il en a souffert. Malgré une carrière honorable, Megadeth restera bien en dessous du succès des Four Horsemen. Au dos de la pochette on voit d’ailleurs une photo terrible de Mustaine, bras tendu tenant sa guitare et faisant une grimace pas possible qui en dit long.


Les solos sont toujours dans le style heavy metal, en veux-tu, en voilà

 

Le ton est rapidement donné avec ENDGAME. Premier titre “Dialectic Chaos”. Titre instrumental enchainant solo sur solo, le tout sur une rythmique tonitruante. Et bam c’est parti, tiens ça dans la tronche ! Dans la première partie du disque, on découvre de bons morceaux comme “44 Minutes”. Des couplets assez hachés par des riffs brutaux, mais un refrain entrainant qui passe super bien. Les solos sont toujours dans le style heavy metal, en veux-tu, en voilà. Un peu plus loin il y a l’excellent “Bodies” qui débute avec une basse monstrueuse. Les mélodies sont intéressantes et le final est très rapide.

La seconde partie de l’album a aussi quelques titres qui valent le détour. On pense notamment au titre “Endgame”  (This is the end of the road résonne encore dans ma tête, comme Acting like a robot de “Symphony Of Destruction”). C’est du tout bon, qui rappelle la belle époque. Dans le registre « Viens là et prends ça dans la gueule » “Head Crusher” n’est pas mal. En concert, il risque d’y avoir des morts dans les pogos ou des nuques qui se décrochent à force de tournoyer au rythme effréné de la batterie. Citons encore “How The Story Ends” qui mérite notre attention grâce à sa bonne dynamique motivante. 

 

ENDGAME est donc une agréable surprise pour un groupe dans lequel nous n’aurions pas donné cher de leur peau. Megadeth a tellement eu de problèmes dans sa carrière que la discographie s’en ressent. ENDGAME remonte donc la moyenne et ravivera sans doute la flamme éteinte dans les cœurs sensibles des fans de Dave Mustaine.


Répondre

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Revenir en haut de la page