dimanche , 18 novembre 2018
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Major Lazer

Guns Don't Kill People... Lazers Do - Déchronologie

Label: Downtown


Nouveau chapitre pour notre rubrique Déchronologie. On vise l’hétéroclisme aujourd’hui avec, à l’honner, les Major Lazer. Guns Don’t Kill People… Lazers Do est réservé à un public averti qu’ils disent. On analyse l’objet pour vérifier l’étiquette.

 

“Tu connais pas Major Lazer ?”, le mec a l’air de ne pas y croire et pourtant…jamais entendu parler. “C’est un peu un Gorillaz ragga”, la mon oreille se tend et mes sens s’éveillent. Premier titre un dancehall très 90s bien servi par Mr Lexx et Santigold, un son bien rampant, pas de problème, j’accroche. Puis vient “When You Hear The Bassline”, feat Thing, moins accrocheur mais bon flow de Ms Thing sur un son très sourd, genre “Drop It Like It’s Hot” du Snoop, pas mal, avec interventions du Selecta en chef, rien ne manque. Mr Vegas et Jovi Rockwell s’invitent ensuite pour un titre très roots, et on recule d’une décennie pour se retrouver un son Barrington Levy et un Mr Vegas plus roots qu’a son habitude. Passage dub, rien à redire il commence bien ce petit album qui, en trois titres, résume 20 ans de dancehall.

 

20 ans de dancehall

 

Évidemment le Lazer Theme se devait d’être à la hauteur et il l’est, sur une basse très Cure (The Cure pas Jah Cure) “Future Trouble” convoque les fantômes des toujours vivantes plus grandes figures du dancehall actuel. Encore une réussite, décidemment. Turbulence vient faire son Beenie Man sur un “Anything Goes” tres boogle. Mouais… Nouveau bond temporel pour se retrouver en plein XXI eme siècle avec un “Cash Flow” typiquement Nu Roots/ Conscious, rythmique organique, paroles rastas engagées; il est dingue ce Major Lazer, il reussit tous les styles qu’il touche le gus! Suit un boogle à la Goran Bregovic avec sa caisse claire et ses cuivres bouches, on a le droit de moins apprécier… Le défilé de guests de prestige se poursuit avec TOK et il faut attendre le dixième titre pour tomber sur une horreur Dance RnB lover du plus mauvais goût, du sous sous sous Sean Paul, c’est dire.

 

Au final, de Gorillaz, je n’ai pas trop vu si ce n’est l’impressionnante quantité de guests remarquables; mais de dancehall, ça par contre j’en ai entendu, et du bon avec en prime le plaisir d’en balayer les différentes incarnations temporelles même si la part belle revient aux 90s. Si vous ne vous êtes toujours pas remis des Virus et autres Medina Riddim, Major Lazer est pour vous!


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