vendredi , 27 janvier 2023

Lostprophets

Je ne vais pas non plus assassiner Lostprophets. Simplement expliquer mon dédain pour ce nouvel opus, qui s’est malheureusement retrouvé entre de mauvaises mains. Vous comprenez donc mieux mon retard quant à l’écriture de cette chronique. Rapide présentation du groupe : Lostprophets, groupe gallois, compte cinq albums en quinze ans de carrière. Leurs influences vont de Duran Duran à Metallica,  et leur style se rapproche d’ailleurs plutôt du rock américain que de la brit-pop.

C’est là que vient le hic. N’étant pas féru de ce que j’appelle le rock plastique à l’image des Rise Against et autres Blink 182, mes poils se hérissent dès les premières minutes d’écoute. Le premier morceau, “Bring ‘em Down” commence pourtant bien. La batterie donne le rythme, la guitare s’installe tranquillement pour laisser Ian Watkins, le chanteur, s’égosiller. Puis tout démarre vraiment et la puissance ressentie est dans la lignée (ou presque) des compositions de Dave Grohl et sa bande. Pourtant, tout est anéanti par le refrain. Ian prend un ton à la Fall Out Boy et nous fait… du Fall Out Boy. C’est cette facette du rock plastique qui m’horripile, le fait de sans arrêt prolonger les fins de mots par des “eeeeeeh”, des “ooooh” ou pire, des “eeeh oooh”. Et malgré ça, “Bring ‘em Down” remonte dans mon estime avec un finish qui n’est pas sans rappeler “Break Stuff” de Limp Bizkit. Deuxième chanson, “We Bring An Arsenal”, re-belote. Et même dix de der si on veut rester dans les cartes. L’intro séduisante du précédent morceau n’est plus là. On reprend directement à la phase “chant irritant” couplée à des choeurs, et ce jusqu’à la fin. Avec “Another Shot” et “Jesus Walks” on tombe définitivement dans le rock pour midinette. Les fans de 30 Seconds To Mars apprécieront. En même temps, pardonnez mon dégoût, et sachez que je suis un pro-Seattle et des groupes qui vont avec ; Nirvana, Pearl Jam et autres légendes. Il en faut pour tout les goûts. Ah, j’oubliais, un morceau m’a tout de même quasi-séduit : “Somedays”. Cette ballade s’avère être la meilleure chanson de l’album. Ici plus question d’ajouter des voyelles en fin de phrase, Ian Watkins reprend une attitude presque normale comme Dave Grohl peut le faire sur “Everlong”. On ne lui en voudra pas de clôturer la chanson en reprenant ses mauvaises habitudes.

WEAPONS reste donc un album à éviter pour les durs à cuire et autres aficionados de rock cradingue. Par contre, comme je l’ai dit plus haut, les amateurs de rock plus gentillet trouveront leur bonheur à travers ce nouveau Lostprophets.

 

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