vendredi , 21 septembre 2018
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Los Disidentes Del Sucio Motel

Arcane

Label: Deadlight Entertainment / Hell prod

STONER - Avec plus de deux cents dates de concert en sept ans d’existence, on peut dire que le groupe français Los Disidentes Del Sucio Motel (LDDSM) fait partie du paysage rock européen ! Pilier du mouvement stoner dans l'Hexagone, LDDSM a sorti en 2013 un second album qui se veut sombre et lourd, un croisement entre Black Sabbath et Alice in Chains, fortement inspiré de groupes phares tels que Goadsnake, Red Fang, Kyuss, etc...

Pilier du mouvement stoner dans l'Hexagone, LDDSM a sorti en 2013 un second album qui se veut sombre et lourd, un croisement entre Black Sabbath et Alice in Chains, fortement inspiré de groupes phares tels que Goadsnake, Red Fang, Kyuss, etc…

"A.T.A.R.I" est une excellente entrée en matière, riffs accrocheurs et bien gras avec des changements réussis dès la moitié du titre… La difficulté étant, pour beaucoup de groupes, dans la progression et la variation à l'intérieur des morceaux. A vouloir surprendre l'auditeur, les transitions sont parfois ratées, incohérentes ou peu à-propos… Ici – et dans tout l'album – ce ne sera pas le cas ! C'en est heureux, merci les gars !
En second "Lucky Man" est bien tonique… Là on s'imagine conduire à fond une grosse américaine bien puissante dans un road movie de tous les dangers ! "Z", comme zombie, débute sur un extrait de film du genre. Un peu plus lent que le précédent, il est plus en nuances, plus progressif mais un peu longuet… Assez speed, "Santa Muerte" renferme un texte parlé en espagnol par Caro de Water-Pipe Cult. "Ouija" donne dans le doom, le verset à deux voix débouche sur un passage intéressant où deux guitares se répondent par de petits riffs bien trouvés, bien construit et grâce à une atmosphère pesante, le titre se démarque par sa dualité.

"God Father" fait très rock'n'roll 70', avec le son d'orgue Hammond, même s'il vire stoner par moments. Très réussi, il amène bien le titre suivant : « Mojo », dont le rythme change entre les versets et refrains, histoire de varier… "Deathproof" envoie la sauce avant de ralentir pour mieux repartir à fond. On commence à repérer les schémas de fonctionnement des cinq musiciens… "Kraken" est prenant par son riff doom et un côté « metal nordique » ! Pas mal du tout . Cet album se termine par "Journey", un morceau de presque sept minutes qui se veut très atmosphérique, même si les notes sont toutes aussi graves que le reste. Non, c'est plutôt grâce à l'ambiance que le groupe pose avec plusieurs voix ensemble ou se répondant. Il y a là une excellente harmonie entre le chant et les guitares, une construction recherchée où le rythme, pour une fois, passe du premier au second plan avant de reprendre le dessus à la fin. Ça fonctionne !

Ok, cet album se déroule tout seul, est bien produit (peut-être trop pour le genre, on aimerait qu'il soit un peu plus « sale », non?) et laisse peu de place aux fausses notes, mais…

Si l'on s'étonne qu'il nous paraisse tellement familier dès la seconde écoute déjà, c'est que l'on pourrait en conclure deux choses : ou les gars sont des génies et ont su synthétiser nos attentes ; ou ils ne sont que de braves petits qui ont bien appris leur leçon, bien digéré tous les riffs « efficaces » du rock, du metal et leurs dérivés et ont bien su recracher le tout très (trop) proprement. Là-dessus je vous laisserai vous faire votre opinion…


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