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Les Ogres De Barback

Live à L'Olympia

REVIEW - 20 ans de chansons tristes et de joyeux concerts, la famille Burguière plus connues sous le nom des Ogres de Barback, nous ont fait voyager à travers leurs chansons. Retour sur le concert anniversaire. Et quoi de mieux que l'Olympia pour célébrer ce grand événement. Au concert des 10 ans, ils avaient invité Pierre Perret. Quelle surprise nous ont-ils réservé cette fois-ci ?

Sans même avoir commencé, il règne une ambiance de folie dans la salle, suite à la rétrospective sur écran. Et surprise, on ne retrouve pas les Ogres sur scène, mais sur le balcon, au milieu du public, en tout intimité pour 3 chansons dont "Léo" reprise des VRP.

Puis La fanfare Eyo n'lé, groupe béninois qui les suit depuis le début de la tournée des 20 ans, dans la fosse, appelle les Ogres à coups de trompettes et autres cuivres pour un interlude instrumental.

Le concert peut commencer, les Ogres arrivent sur scène avec "Vous m'emmerdez" tirer du dernier album. Fidèles à eux-mêmes, le concert se passe en dent de scie. Ils nous racontent toujours les mêmes histoires, un coup sur rythme effréné et sur l'autre plus posé. Mais qui dit concert anniversaire, dit beaucoup d'invités.

  

Les premiers invités sont le groupe Les Mains Baladeuses, spécialistes dans le chant signé. La version signée de "Contes, vents et marées" est très agréable à regarder et je trouve cette façon de représenter une chanson assez originale.

Autres invités : Franscesca Solleville et Anne Sylvestre, interprète engagée. Puis Winston Mc Annuf, célèbre Reggeaman, et Fixi qui l'accompagne à l'accordéon.

Le spectacle continu sur "Dos miné", Fred donne le rythme avec sa caisse alors que Sam est aux claquettes. La fanfare Eyo n'lé monte sur scène pour jouer "Accordéon pour les cons" en compagnie des Ogres, repris en chœur par le public. Les cuivres de la fanfare donnent un son beaucoup plus rythmé, sans dénaturer la chanson. Chaque membre change d'instrument, un coup à corde, un coup les cuivres. On retrouve les filles, Mathilde et Alice, sur le même piano pour une improvisation. Fred toujours aussi surexcité lance "Grand-mère" mais l'instrumental dure un peu trop en fin de chanson. En tout cas assez pour complètement casser le rythme.

Heureusement qu'il reprend de plus belle avec "Pour me rendre à mon bureau" et tente de marcher sur les mains pour illustrer la fin de la chanson. La première tentative est un échec, mais la seconde est à coup sûr réussie et applaudie. Et voilà les Ogrillons, artistes en herbe, qui entrent sur scène pour venir accompagner les Ogres sur les célèbres chansons de Pitt Ocha : "Bumbaïa", "Le contraire de tout" et "Ces petits rien". Ils sont plutôt mignons.

Place à la phase de remix de la chanson de la Mano Negra, "King Kong Five", mélangée à la "Grosse tortue" avec une boite à rythme dirigée par Sam, sur fond d'ambiance discothèque. On nous offre meme un solo de batterie exceptionnel. Puis, le remix de "That's my people" de NTM avec "La Manche". A la base expérimentaux, ne faisant partie d'aucun album, ces deux remix sont maintenant devenus des classiques que l'on écoute en boucle, en hochant la tête. Pour bien terminer ce concert, La rue ketanou entre sur scène pour interpréter "Les cigales".

Après 20 ans, les Ogres sont au mieux de leur forme. Ils ont le don de pouvoir jouer avec des dizaines d'instruments, de catégories différentes. Mais, pour admirer le talent des Ogres de Barback, on aurait aimé être assis. Toutes les chansons ne sont pas dynamiques et le fait de ne pas tout le temps danser et rester sur place pendant plus de 2h, n'est pas le plus agréable. Malgré cela, le spectacle reste toujours aussi plaisant. Merci et bon anniversaire Les Ogres !


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