vendredi , 16 novembre 2018
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Le Bel Hubert

Victor, ma Vache et Moi

Label: Disques Office


CHANSON Le chansonnier jurassien revient avec un cinquième
album : VICTOR, MA VACHE ET MOI. Un titre qui en dit long sur le personnage et sur l’univers de l’artiste.

Le monde se divise en deux catégories : les gens qui
connaissent le Bel Hubert et les autres. Pour le deuxième groupe, une brève
présentation s’impose afin de bien comprendre l’univers original et atypique
dans lequel le bonhomme cultive son art. Le Bel Hubert est un solide gaillard,
un peu pataud, un physique que l’on s’attend plus à rencontrer en allant faire
boucherie qu’en allant voir un spectacle de chanson française. D’ailleurs, le
concerné exerce la profession de garagiste dans la vie de tous les jours. Et,
quand il prend une guitare ou un accordéon ses chansons nous parlent souvent de
mécanique, de plomberie, d’agriculture ou encore de cuisine. On pourrait, en
effet, croire à une grosse plaisanterie ; mais le fait est que, même dans
ces sujets où la poésie et l’humour ne semblent pas monnaie courante, le Bel
Hubert détient tous les outils pour leur donner la vie. Voilà 20 ans que
ce personnage décalé a sorti sa première K7, 20 ans que le Bel Hubert monte sur
des scènes en Suisse, parfois en France, et, toujours pour de bonnes raisons.

Suite à l’apéro?

C’est justement lors d’un concert en janvier 2010, pour la
deuxième édition du festival « Le chant des beaux humains », à la
maison de quartier sous gare, à Lausanne (http://www.lechantdesbeauxhumains.ch/),
que le Bel Hubert rencontre Yves Jamait et Samuel Garcia son accordéoniste. Sur
scène, musicalement, leur première rencontre n’est pas toujours millimétrée,
c’est parfois un peu « impro bout de bois… ». Mais humainement le
contact apparaît sincère et puissant, le festival porte bien son nom, le public
ravi en redemande. Est-ce suite à l’apéro du concert qu’Yves Jamait décidera de
participer à “Joli foutoir” ?

A la présence de ces deux personnalités vient s’ajouter
celle de Simon Gerber qui signe la musique de “Joli foutoir” et “Le siphon” ; et participe sur “Page grise”, “La main verte” et “Ortie”. Les musiciens ont su
conserver le côté « rural » qui définit le Bel Hubert. L’accordéon de
Samuel Garcia nous plonge dans le folklore ou dans la guinguette, ajoutant une
touche de couleur à la musique du parolier romand.

Petit bémol seuls cinq des quatorze titres qui composent
l’album sont de nouveaux textes, on en aurait bien apprécié un ou deux de
plus ! Cinq autres morceaux sont des nouvelles versions de chansons dont
les disques ne sont plus disponibles. Deux se trouvent sur QUINZAINE DU BLANC SUR LES 3 SUISSES (2006) spectacle enregistré en public avec
Sarclo et Simon Gerber. Enfin, “Vieille chanson du jeune temps” sur
un texte de Victor Hugo et “dr Ferdinand isch gstorbe” dont les paroles et la
musique ont été composées par Mani Matter en suisse allemand.

Un joli disque à écouter pour passer l’hiver au chaud dans
la cuisine en buvant quelques godets avec les copains.


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