mardi , 25 septembre 2018
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La Route du Rock – Dimanche

Dimanche

REVIEW - Tout à une fin (sauf la banane qui en à deux). Dernière soirée de cette 21e édition de la Route du Rock à Saint-Malo. Les organisateurs ont dû réussir à choper le marabout qui avait promis l'ensoleillement pour tout le week-end et lui faire sa fête parce que la pluie n'a pas montré le bout de son nez dimanche. Et oui, la Route du Rock est le seul festival où l'on parle autant musique que météo ( Et puis ça permet aux journalistes de remplir leurs chroniques). 25 000 personnes ( dont environ 20 000 entrées payantes) sur les trois jours du festival. Un cru dans la moyenne. Moyenne, la dernière soirée l'a été aussi.

 

Promesses non tenues

Ça aurait dû être parfait. Un rayon de soleil, des fringues sèches, une bière fraîche et la promesse d'un bon premier concert avec Here We Go Magic, groupe de Brooklyn mené par Luke Temple, annoncé comme un petit bijou folk-rock. Mais la promesse n'a pas hélas pas été tenue. Here We Go Magic nous a offert une pop un chouilla mollassonne et manquant un peu d'épaisseur. Mais le rayon de soleil était toujours là, les fringues toujours sèches et la bière toujours fraîche et la promesse d'un bon deuxième concert. Les Texans d' Okkervil River, devaient nous emporter avec un son sophistiqué, voire lyrique. (On a même osé la comparaison avec Arcade Fire). Mais Will sheff et sa bande, malgré quelques bons moments, nous ont plutôt offert un rock basique et balourd. Le rayon de soleil est parti et a emmené les belles promesses avec lui.

 

 

 

Décalage horaire

Il paraît que Faris Badwan qui jouait au Japon avec The Horrors a pu, grâce au décalage horaire, arriver à temps dimanche soir sur la scène du fort de Saint-Père pour nous présenter Cat's Eyes, son nouveau projet. Comment dire ? Bien sur, qui dit nouveau projet dit nouveauté. Fallait pas s'attendre a des morceaux dans la veine de « Primary Colors ». Et bien on aurait préféré. Malgré quelques jolies sonorités, pas de quoi fouetter un chat. A ré-écouter dans son salon. On reste dans la sémantique animalière avec Crocodiles. Celles et ceux qui avaient écouté « Sleep Forever », leur dernier opus, n'ont pas dû en croire leurs oreilles. Les californiens ont tout simplement été décevants. A revoir sur d'autres scènes pour en avoir le cœur net. Fleet Foxes, les stars de la soirée n'ont pas non plus été à la hauteur des attentes.

 

 

 

 

Teuf techno

La programmation rock n'a pas tenue ses promesses ? Qu'à cela ne tienne, tournons la page et passons au chapitre suivant. Boue sèche au sol, tard dans la nuit, Dan Deacon installe ses platines en plein milieu du site et voilà la Route du Rock qui se grime en teknival. « ça c'est du son ! », s'enflamme un festivalier. Et effectivement c'était plutôt chouette. Chouette aussi, la prestation de Mondkopf.  La coupure de courant qui a plongé le DJ français dans le noir, le privant de des écrans, a littéralement transcendé le set. Décor obscur pour une musique qui l'est tout autant. Une techno noire et rythmée.

Tout est bien qui fini bien donc, même si on aurait préféré que la bonne note finale vienne d'un groupe de rock, car c'était bien lui, le rock,  le grand absent de la soirée. Dommage lorsqu'on s'appelle la Route du Rock ! Mais comme le disait un festivalier éméché à votre serviteur en plein débat avec un autre nostalgique des performances de Blur, de Deus ou de Sonic Youth sur la scène du fort de Saint-Père : «  faut pas vivre dans le passé les gars ! ».

 


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