mercredi , 21 novembre 2018
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King Kobra

II

Label: Frontiers Records / Musikvertrieb

HARD-ROCK - Je ne le redirai jamais assez mais « la base » du metal ce sont les années 80! Le disque dont je m’apprête à faire la chronique n’est rien moins qu’un groupe légendaire celui du non moins légendaire Carmine Appice, batteur de son état ayant officié dans des boutiques telles que Rod Steward, Pink Floyd, Michael Schenker, Whitesnake, ozzy Osbourne, etc. Il est également à l’origine de son propre projet depuis près de 30 ans dont les fameux guitare Zeus sur lesquelles je ne m’appesantirai pas. L’homme a de la bouteille, 67 piges au compteur et des décennies d’expériences au service du Glam, du Heavy, du Hard-Rock. Attention légende et le type sait cogner.

Essayons d’être bref tout en rendant hommage à ce groupe culte. Formé à la fin de l’année 1983, King Kobra officie depuis maintenant 30 ans et le moins que l’on puisse dire c’est que la carrière des californiens n’a pas toujours été simple. D’incessants changements de personnels et des albums en dent de scie auront plongé le groupe dans l’anonymat le plus total pendant plusieurs années, d’autant que les zicos ayant participé à l’aventure ont tous œuvré dans des groupes légendaires : Johnny Edwards pour Foreigner, Kelly Keeling pour MSG, Paul Shortino pour Quit Riot. Et encore je ne cite ni tous les musiciens ni toutes leurs participations.

Ce disque se donne pour objectif de ressusciter le combo tel qu’il était au sommet de son art, il y a 30 ans de cela. Cet album est intéressant en cela qu’il est réalisé par des mecs qui ont l’expérience du terrain et n’ont donc plus rien à prouver. Le son très puissant, nous plonge dans un univers enjoué, rock et très dansant, à vrai dire moelleux comme on peut l’attendre pour ce genre de groupe. Musicalement on est très proche de Kiss période Eric Singer avec ce côté mordant très ricain que l’on retrouve aussi chez Extreme. Pour vous en convaincre écoutez "Have a Good Time" ou encore "Got It Commin". Impossible de ne pas taper du pied ! Comment ne pas succomber à "The Ballad of Johnny Rod" et ses tempi sautillants ponctués de tapping du plus bel effet ?! "Deep River" nous fait penser à une espèce de Maiden dans les sonorités et les ambiances, mais attention période Di’anno, hein !

On ne peut pas dire que le disque soit surprenant toutefois, il est très bien réalisé, et les titres sont accrocheurs à souhait. Enfin comment ne pas remarquer sur ces guitares qui shreddent à tout va ? La voix rauque de Shortino est un plaisir pour les oreilles. Enfin un mec qui chante juste et fait preuve d’inspiration. Jetez vous sur "Deep River" et son final, un titre tout simplement splendide. Je ne m’appesantirai pas sur le travail des futs de M. Appice génie des baguettes.

Les douze titres de ce disque nous emmènent dans les années 80 sans être kitch, un titre comme "Don’t Keep Me Waiting" a ce quelque chose du Priest qui fait zizir parce que les 80’S transpirent dans ces harmoniques artificielles qui nous transpercent les esgourdes.

C’est un vrai plaisir de voir que l’essai est transformé et que le groupe parvient à livrer un disque de rock qui fera sans doute découvrir l’AOR des années 80 à certains et donnera envie d’aller voir cette école riche en textures. À écouter d’urgence.


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