vendredi , 21 septembre 2018
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John & Jehn

Time For The Devil

Label: Naive


Le duo franco-londonien John & Jehn résidant entre Angoulême, Poitiers et Londres livre son deuxième essai qui fait office de premier album officiel. Au chapitre des influences: John Fante, Jean-Luc Godard, Johnny Cash et le Velvet. Ca part bien et ça tient la route. Et comment.

 

 

D’accord, sombrons dans la facilité : ça fait penser à du Edward Sharpe And The Magnetic Zeros. En moins hippie, en plus dandy. En auto-satisfaits aussi – ce qui est loin d’être un tort ou une tare – car ils semblent fonctionner sur le principe « une idée – une chanson ». Par exemple pour le titre “Time For The Devil” (éponyme), on est tout en apesanteur, en atmosphère éthérée, guitares Vox pour le côté rétro, samples et boîtes à rythme pour la modernité. Ce goût électro-pop donne le ton de l’album.
Français installés à Londres, couple à la scène comme à la ville, le duo n’en est pas à son coup d’essai : après un premier EP (L’AMOUR NE NOUS DECHIRERA PAS) et un single (“My Friends”), voici leur premier « vrai » album : TIME FOR THE DEVIL. Très inventif et regorgeant d’idées, leur musique n’est pas franchement révolutionnaire mais au moins un peu novatrice, ce qui n’est pas donné à tout le monde. Qui aurait pensé par exemple à donner une place à la batterie qui soit autant en avant ? Toute linéaire qu’elle soit, elle est le fil conducteur de cet album. “Oh My Love” ou “Ghosts” sont deux titres qui définissent cette théorie : tout en percussions, la basse et le synthé se faisant très discrets, sont des titres somme toute très inventifs.

 

 

Théorie

 

 

Si l’on peut reprocher à certains textes d’être quelque peu vides (“Song About Nothing”, “Ghosts”), l’expérimentation sonore rattrape en revanche largement le tout (comprendre ici : inventivité, et non pas tests infructueux avec des laptops). Le titre “O’Dee” quant à lui fait la part belle aux cordes, au piano et au chant. Il est intéressant de souligner que le refrain se remarque par la répétition des paroles, et non par le fait que les accords changent ou que le ryhthme s’accélère.
A suivre de près !


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