mercredi , 26 septembre 2018
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Jack White

Boarding House Reach

ROCK - Il s'est fait attendre pendant 4 ans. Le dernier album de Jack White ! Attendu comme le Saint Graal, autant par les fans que par les médias et amateurs de cette culture musicale. Celui qui a revisité des titres de Son House ou Robert Johnson avec sa guitare pleine de fuzz et de distorsions dans son duo légendaire The White Stripes, puis contribué à définir les codes du garage rock avec The Dead Weather, et The Raconteurs. Jack White, taulier de Third Man Records sa propre maison de disque de Nashville et Detroit. Avec laquelle il promeut tout une partie de la scène Folk Blues Rock américaine actuelle. Et même fait re-vivre l'industrie du vinyle presque uniquement sur ses épaules en proposant des re-issues des plus grands artistes originaux de chez Sun Studio, ou encore Chess Records, en plus de proposer l'oeuvre de ses artistes signés sur des supports vinyles innovants aux multiples pistes cachées et autres easter eggs.

 Nous sommes en 2018, et ses albums solos n'ont pas eu, jusqu'à maintenant, un grand retentissement (les fans me brûlent au bucher à la lecture de ces mots). Jack White testait pourtant tout un tas de pistes musicales dans la poursuite de son parcours personnel. Ce nouvel album, est ici un aboutissement total de toutes ses pistes, et même plus encore, Jack White pulvérise les frontières du connu dans tous les styles qu'il a abordé au cours de sa carrière. Ce disque est absolument bluffant. Jack White est un génie, ça on le savait, mais cette fois il propulse sa musique au delà de tout, le tout avec une empreinte "Jack White", son de guitare, groove et chant à message toujours égaux au meilleur de ce que l'artiste sait produire. De blues pur il ne saurait plus être question, ni de garage rock aux codes établi, tant l'artiste est allé à l'experimentation au delà des contrées connues.

C'est du Pink Floyd, voir du Led Zeppelin dans leurs dimensions créatrices décomplexées, à la sauce 2018. Ajoutons-y des bouts d'électro assumée, quelques inspirations dubstep (inspirations j'ai dit ! Il n'y a rien de dubstep "classique" dans cet album, mais certains codes de drop se retrouvent dilués dans certaines compositions), parfois même des sons 8 bits, et toujours des expériences de distorsion folles entremelées avec des claviers séduisants. On y retrouve des grooves puissants et en distorsion comme seul Jack White sait en faire. Une guitare qui s'exprime d'une manière unique, et en tutoyant du regard les flow rap ou seul un Jack White en Transe peux y diluer son message. A la quatrième seconde je me posais la question "mais qu'est-ce que c'est que ce truc ?", et à la huitième seconde j'étais completement séduit et parti pour dévorer tout l'album. A écouter absolument : "Over and Over and Over" (le son hard du Jack White que l'on aime), "Respect Commander" (pour des experiences Jazz/rock et une superbe évolution de morceaux) et "Get in the Mind Shaft" (une balade douce et incontournable de cette experience). Les fans seront ravis ! Si vous aimez ce genre de sons : White Stripes, Black Keys, Royal Blood, et/ou que vous êtes amateurs de nouveautés musicales experimentales, cet album est fait pour vous.

La production a été soignée, peaufinée, et superbement réalisée pour offrir un album vraiment unique. L'avenir dira si cet album a marqué les inspirations de la musique futur… Je ne me risquerai pas à vous le promettre. Mais Jack White pourrait bien être le moteur de nouvelles choses musicales, voir de nouveaux styles et courants. Venant d'un génie de la musique à l'influence si forte depuis début 2000, c'est dans le domaine des possibilités. L'esprit rock'n'roll c'est bien ça ! S'affranchir des codes, leur dire "fuck", et repousser les limites, faire du nouveau mais autre chose. Cet album est un véritable concentré d'esprit rock'n'roll, bravo Jack pour cette nouvelle expérience – point d'exclamation -.

 

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