jeudi , 20 septembre 2018
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Hurts

Happiness

Label: Sony Music


POP Ca sent fort les 80’s
chez Hurst. Mais le revival de ces années étant déjà bien passé, Happiness ne peux être qu’un album moyen
et peu hip. Par contre, le groupe pourra se consoler en vendant tout plein de
disques.

Tout d’abord, il y a la pochette d’Happiness léchée à l’excès. Le booklet entier est en noir et blanc,
avec des images retro. Le groupe pose énormément dans des tenues classes des
80’s qui rappellent parfaitement l’esthétique de groupes comme ABC, Heaven 17
et surtout Human League. Tout ça est très joli, peut-être trop et notre
méfiance s’aiguise lorsque c’est Kylie Minogue qui apparaît pour un duo. On se
sait plus trop à quoi s’attendre : un album esthète bien senti ou le
reflux mainstream du trip 80’s. C’est donc dans un doute complet que l’on lance
la première chanson, « Silver Lining ». Et là merveille, un rythme
saturé et froid soudain transpercé par les cloches d’un synthé brillant. C’est
beau, c’est tout qu’on aime dans la synth pop, ce mélange débridé de froid et
de chaud, de sale et de propre. C’est beau mais ça n’aura duré que 25 secondes.
Dès les premiers sons de voix du chanteur, le côté ultra pop et ultra lice
refroidit notre ardeur. Mais on se dit que la qualité instrumentale nous ferait
presque accepter ce parti pris. Mais voilà plus la chanson avance, plus le côté
novateur musical baisse. Une guitare niaise apparaît et le rythme perd toute sa
force. Pire les violons en fin de chanson viennent clore la descente de Hurts
vers le convenu musical le plus extrême. En une chanson tout est déjà joué, les
espoirs sont déjà trahis et Happiness
fera se suivre chansons banales et titres mainstream sans aucune originalité.

Lisse comme un cul

« Wonderful Life », censé être le tube de l’album,
n’est rien d’autre qu’une chanson d’ascenseur, tout juste bonne à illustrer une
pub pour une crème à raser. Voilà on va vous épargner la suite, tant toutes les
chansons se ressemblent. De la pop mainstream où parfois apparaisse quelques
sons de synthé intéressants comme les intro de « Devotion » et de
« Sunday » ou même tout « Better Than Love » qui sort du
lot et serait à sauver. Sur cette seule chanson, Hurts accélère et laisse de
côté les ballades à faire se lever les bras en l’air. Un bon tube de synth pop
dandy. Mais pour le reste Happiness
est comme le visage de ses membres sur la pochette, lisse comme un cul. Tout
est propre et insipide. Ils méritaient bien d’avoir Kylie Minogue sur une de
leurs chansons. La musique de Hurts appelle à une pratique des plus nazes du
monde musical, l’allumage de briquet. On est loin de la musique débridée et
décadente de leur modèles Human League ou Heaven 17.

Mais voilà, au détour de la page wiki du groupe, on comprend
que la volonté mainstream de Hurts n’est pas que pure intention mais touche
réellement son but. Happiness a ainsi
fini en seconde place des charts en Allemagne, en Autriche et en Suisse, et à
la quatrième place des charts anglais. Whaaaaaaat ! Comme quoi, des albums
qui sonnent mainstream le sont vraiment. Et c’est le destin de tout mouvement
musical, comme ici le retour de la synth pop 80’s, de finir en un succès
commercial sous une forme insipide de générique de série télévisée.

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