jeudi , 20 septembre 2018
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Holmes

Have I Told You Lately That I Loathe You

Label: Black Star Foundation


Indie-Folk Les formations de l’Europe du Nord commencent vraiment à se distinguer ces
dernières années. Des groupes comme Nightwish, The Rasmus pour la Finlande,
Röyskopp pour la Suède, et une flopée impressionnante de groupe métaleux de
qualité sont dignes de précurseurs comme Abba, Europe ou A-ha, premiers
groupes « nordiques » à se faire connaitre dans les années 1970 et 80.
Aujourd’hui, c’est au tour de Holmes de tenter de jouer dans cette grande
cour avec son nouvel opus indie-folk mélancolique qui est visiblement très
apprécié des fans.

Qui dit folk mélancolique dit album très calme et très reposant. Et je
confirme. Très proche d’un album que j’avais chroniqué précédemment,
celui de Maris, mes critiques à l’égard de ce disque sont quasiment les
mêmes que celui du groupe suisse. Pour ceux qui ont raté la première leçon
je recommence, mais prenez des notes ! L’ambiance mélancolique est bien là,
par un coté calme, vaguement triste sans pour autant aller dans les extrêmes.
L’écriture de chaque titre est assez simple mais maîtrisée, l’arrangement
sympathique mais très classique, avec, chose qui n’est pas exceptionnelle
mais notable ici, la présence d’un accordéon. Chaque titre indépendamment
est bien réussi, mais, comme pour le disque de Maris, c’est à la longue que
ca se gâte ! En effet, si certains titres plus énergiques, comme “The
Strangest Calm”, varient vaguement l’ambiance générale du disque, on reste
quand même dans un album très uni, qui en devient un peu répétitif. Trop de
titres calmes s’enchainent. C’est dommage, parce que les titres ne sont pas mauvais, bien interprétés,
mais hélas, quand il y en a trop du même genre, on n’apprécie plus, au
contraire. C’est comme se gaver tout les jours d’un très bon dessert. On
n’apprécie plus. La variante, c’est-à-dire les titres plus rapides, se font
trop rares pour donner du relief.

Le conformisme
et l’artistique ne font pas souvent bon ménage

On est aussi trop souvent dans le « déjà-entendu ». L’album peine à
trouver une identité propre, et ne propose qu’une bonne application des
règles du genre. Que ce soit coté interprétation, arrangements,
compositions, tout n’est qu’une mise en pratique assez élémentaire des
règles. De quoi avoir une bonne note quand on demande de la récitation de
cours, le recrachage du par-cœur que l’on vous a appris. Mais le conformisme
et l’artistique ne font pas souvent bon ménage. On applique les règles de
grammaire, mais en musique, on apprend les règles du genre et on se les
réapproprie. On les contourne. On dépasse le maître. On s’exprime par ses
moyens. Et là, le critique que je suis mets une bonne note avec les
félicitations qui vont avec. Mais onze titres plus ou moins standardisés,
c’est correct, mais ca ne me fait pas craquer.
Si certains titres bien sympathiques, particulièrement le final “Breathing” et
son magnifique solo de guitare, ont tout de même retenus mon attention,
l’album trop uni musicalement dans sa succession de ballades mélancoliques et
trop classique dans sa conception finit par être lassant. Une bonne application
classique de folk mélancolique mais ressemblant beaucoup aux albums du même
genre. Les fans du genre apprécieront ces titres bien réalisés. Les autres
devront tout de même écouter certains titres indépendamment pour apprécier
la musicalité du groupe.


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