samedi , 22 septembre 2018
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Hollerado

White Paint

Label : Royal Mountain Records

POP-ROCK - Mis à part si vous passez votre temps à écouter des radios nord-américaines, vous avez peu de chances d’avoir un jour entendu parler de Hollerado.

C’est bien grâce à la radio Canadienne The Edge (102.1 pour les intimes) que j’ai écouté un de leurs titres pour la première fois : “Americanarama” de l’abum RECORD IN A BAG (2009). Charmée par ce groupe aux influences plutôt pop rock, chaque nouvelle chanson entendue par hasard procurait du plaisir à mes oreilles et à mon moral. Sans jamais vraiment m’y pencher, j’appréciais entendre par hasard certains de leurs titres. Il faut croire que j’ai un petit faible pour les groupes canadiens (cf Billy Talent). Hollerado se démarquait grâce à l’originalité de ses sons et de ses clips. 

C’est à l’occasion de la sortie de leur dernier album, WHITE PAINT en février dernier que m’est venue l’idée de les chroniquer. Mise au placard pendant quelques mois, cette idée fut ravivée par la découverte de “Juliette” il y a peu. Après quelques recherches, je dois me rendre à l’évidence qu’il ne s’agit pas d’une nouvelle chanson mais qu’elle date bien de leur précédent album sorti en 2009.

WHITE PAINT commence tout gentiment avec le titre “Wonder, Velocity, Charlie and me”. On n’est pas vraiment habitués à un air aussi lent et coulant… mais tout s’accélère dans les dernières secondes. Par un habile fondu enchaîné, le deuxième titre un peu plus acidulé se révèle. Ils ont procédé de la même manière que pour RECORD IN A BAG, espérons que la suite sera un peu plus surprenante.

Pour être franche avec vous, la réponse est… pas vraiment. “Thanks for the venom” est intéressante mais manque d’un soupçon de pep’s. On monte d’un cran avec “Desire”, et on fini par sautiller comme des idiots sur “Too much to handle”. Malheureusement le soufflé retombe à l’écoute de “Lonesome George” qui vous fera vous sentir comme le célèbre “poor lonesome cowboy” paumé en plein désert… Avec un début accoustique à la guitare, les autres instrus s’invitent vers le milieu de la chanson tout en restant plutôt lente. “So It Goes”, plus énergique, vous redonnera la pêche tout comme “Pure emotion”. Pendant cette 9e chanson de l’album, vous serez descendus de Jolly Jumper pour vous retrouver derrière Menno Versteeg pendant ses “oouuuuh la la la”. Ne laissez pas partir votre canasson, il faudra remonter dessus pour la fin de l’album… “Fesno chunk” avec ses 6”06 minutes est un titre assez étonnant. Je vous conseille de passer directement à 1 min 30. Si vous aimez les airs de basse, il y en a quelques passages sympa, c’est d’ailleurs une des seules chansons dans laquelle on entend un peu plus Dean Baxter que Jake Boyd. Si vous avez réussi à passer ces 6 minutes sans vous endormir, vient maintenant “Pick me up”, dernière chanson. De nouveau un titre de plus de 6 minutes comprenant un peu moins de 3 minutes de bruits… On dirait presque que les quatre musiciens se sont cassés du studio en laissant tout en plan derrière eux.

Une fin d’album un peu décevante qui laisse un peu sur sa faim. WHITE PAINT est un album en dents de scie avec, malheureusement, aucune chanson qui sort réellement du lot d’un point de vue auditif. Retenez tout de même que le groupe semble avoir gagné en maturité et que leurs chansons ont toujours une forte signification (“So it goes” étant par exemple un hommage pour l’engagement du grand-père du leader lors de la seconde guerre mondiale).

Même si je ne lui ai pas trouvé la fraîcheur de RECORD IN A BAG, WHITE PAINT vaut tout de même le coup d’être écouté, en shuffle et en ayant pris soin de choisir vos chansons selon votre humeur du moment.


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