vendredi , 21 septembre 2018
Vous êtes ici : Accueil » Concerts » Grizzly Bear à l’Olympia

Grizzly Bear à l’Olympia


REVIEW - Une salle mythique, un groupe en passe de le devenir et une première partie épique: Lords of Rock était à l'Olympia pour voir Grizzly Bear.

C'est des étoiles plein les yeux que l'on passe sous les lettres en néon géantes qui ont écrit la destinée de tant d'artistes, que l'on foule le velours rouge pour se retrouver face à la scène mythique de l'Olympia. La salle est pleine et attend tranquillement le concert de Grizzly Bear. Jusque là, tout va bien.

 

Les lumières s'éteignent et arrive sur scène Kirin J. Callinan. Quelques instants pour régler sa guitare, un petit bonjour nerveux et il commence. Jusque là, tout va encore. Et après, l'assemblée incrédule assiste à une prestation complètement déjantée sans rythme, sans queue ni tête et sans voix vu les problèmes de micros. Chacun regarde son voisin pour confirmer que, oui, c'est sûr, c'est vraiment affligeant. Jusque là, rien ne va. Après 4 ou 5 titres et autant d'habits en moins, Kirin J. Callinan tire sa révérence sous quelques timides et polis applaudissements.

C'est donc assez tendu que le public attend Grizzly Bear: et s'ils avaient passé trop de temps avec Callinan? Mais il suffit des premières notes planantes de "Speak in Rounds" pour que tout rentre dans l'ordre. Dans une ambiance intimiste avec des lampions ondulant de haut en bas comme des méduses, Daniel Rossen et Edward Droste nous charment avec leurs voix. La part belle est faite à leur dernier album, SHIELDS. D'ailleurs, le public attentif accueille avec des applaudissements nourris les premiers accords des morceaux les plus connus tels que "Sleeping Ute" ou "Yet Again". Ça et là, on revient dans leur discographie comme avec l'excellent "Shift" de leur premier album HORN OF PLENTY ou quelques titres de YELLOW HOUSE. Jusque là, tout va très bien.

Un son parfait enveloppait le public quelques soient les titres. Impossible de ne pas rester bouche bée devant l'habileté et la qualité du quartet new yorkais. Entre Christophe Bear qui joue de la batterie avec les mains et les jeux lyriques de Rossen et Droste, il faut décerner une mention spéciale à Chris Taylor, bassiste, choriste, clarinettiste, saxophoniste de talent, qui passe d'un instrument à l'autre avec une aisance qui force le respect.

Après plus d'une heure et demi, le concert se clôture sur un acoustique prenant de "All We Ask". Jusqu'ici, tout était parfait!

 


Répondre

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Revenir en haut de la page