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Gogol Bordello

Trans-continental Hustle

Label: Sony Music


Gypsy Punk Ca va être un bel été. Avec Gogol Bodello sur la route et dans les festivals, la fête risque d’être à son paroxysme. Le groupe américain le plus barré du moment a un nouvel album à faire partager au public. Un album produit par Rick Rubin a toujours de quoi nous intéresser. Analyse.

Le débat est magnifique : Vous prenez le groupe Gogol Bordello, bien connu pour son extravagance, ses concerts mythiques, son ambiance de folie, ses brassages ethniques, ses influences tsiganes et tout ce qui va avec. OK ? Et vous ajoutez à cela un contrat en bêton chez une major avec un monstre de renomée à la production. Etonnant non ? Et pourtant c’est bien ce qu’il s’est passé avec le groupe américano-russo-ukrénien. On entend déjà les vagues de contestations des premiers fans qui regrettent le label indépendant qui les à fait connaître et crie au scandale. Gogol Bordello aurait-il vendu son âme au diable ? Avant de connaître le succès actuel, Eugène Hutz (leader et chanteur moustachu du groupe) a traversé pas mal d’épreuves. Il a d’abord quitté son pays l’Ukraine suite à l’accident de Tchernobyl, a traversé les pays de l’est de camps en camps, avant d’arriver aux Etats Unis avec sa famille comme réfugié politique. Il crée son groupe à New-York et galère passablement avant de vivre de sa passion. Premier succès en 2007 avec l’album SUPER TARANTA. En 2008 il part vivre au Brésil. Son parcours de vie, ses descendances tsiganes, l’Europe de l’est sont des thèmes chers à Hutz et se retrouvent dans les textes de Gogol Bordello.

On voyage dans une roulotte en buvant du vin en vrac et en fumant des cigarettes sans filtre

Et que vaut ce TRANS-CONTINENTAL HUSTLE ? Cet album est tout simplement génial. La patte du maître en production Rubin est irréprochable certes, mais l’ambiance dégagée dans cet album est magique. Et ça on le doit à notre vieux copain Eugène. On est en plein film de Kusturica, on voyage dans une roulotte en buvant du vin en vrac et en fumant des cigarettes sans filtre. Accordéon, violon, vieille guitare sèche et on tape des mains pour faire la fête. Quand on est pris dans cet univers si festif et joyeux, on ne se demande plus si les Gogol Bodello ont vendu leur âme au diable. Ils font de la bonne musique, un point c’est tout. Une des forces du groupe est qu’il ne se limite pas à faire des chansons à boire et à danser. Gogol Bordello joue aussi la carte de la nostalgie tsigane comme sur “Sun Is On My Side” et “When Universus Collide”. Magnifique. Pour le reste, c’est clair qu’il y a de quoi s’amuser. “My Companjera”, “Rebellious Love”, “Uma Menina”, “In The Meantime in Pernambuco” pour ne citer que celles-ci, ont de quoi vous assurer une ambiance du tonnerre tout au long de l’été.

Pour voir Eugène et ses amis sur scène cet été en Suisse, il vous faudra aller au Gurten Festival le 18 juillet. Sinon, il ne vous reste plus qu’à vous procurer TRANS-CONTINENTAL HUSTLE que nous vous recommandons vivement.


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