mercredi , 26 septembre 2018
Vous êtes ici : Accueil » Chroniques CDs » Every Man Has Your Voice

Every Man Has Your Voice

Scissors To Your Memories

Black Shoes Records


Dans notre continuité des artistes folk peu ou pas encore connu, Lords Of Rock est heureux de vous présenter un duo français qui a retenu toute notre attention. Ils ont sorti récemment leur second EP qui laisse présager de bonnes choses pour la suite.

Folk serait un peu réducteur, car ce que nous propose Every Man Has Your Voice (EMHYV pour la suite de l’article) ne se limite pas qu’à une guitare acoustique et d’autres influences sont à mettre en exergue. Mais tout d’abord qui se cache derrière ce groupe au nom improbable ? Christophe L’Huillier et Jérémie Rüest sont les deux artisans de ce projet. Ils se connaissent depuis déjà un petit moment et ont travaillé ensemble de côté de Brest. Comme beaucoup d’artistes, les 2 amis sont montés à Paris (pour diverses raisons en fait) et ont naturellement continué la musique. Un premier EP prometteur en début d’année passée et un second SCISSORS TO YOUR MEMORIES sorti il y a quelques mois. Un album complet est prévu pour 2011 mais les deux compères avouent préférer le mini format pour une question de liberté.

Nous vous disions donc de ne pas vous limiter qu’à une idée folk de la musique d’EMHYV. En effet, les ambiances proposées par le groupe sont d’une part très intimistes et relativement complexes et d’autre part elles sont teintées de post rock et de sonorités diverses. De nombreux musiciens accompagnent d’ailleurs le groupe sur scène pour enrober ses instants intemporels et les rendre encore plus profonds.
Cet EP n’est donc pas un album facile. On ne croche pas sur EMHYV en écoutant d’une oreille et en faisant autre chose. Il faut vraiment plonger dans cet univers et ne pas être distrait si l’on ne veut pas manquer une page.

Sublime tristesse

Et que retenir de SCISSORS TO YOUR MEMORIES ? Bien entendu chaque titre a sa personnalité et son caractère. “Monkey Finger” a un jeu de corde rythmé pour un titre au final assez léger (comparé au reste). Sur “Goldfish” on retiendra la qualité mélodique et l’instrumentation plus complexe. L’ensemble de l’EP est tout de même mélancolique. Comme par exemple “Go There, Be There” qui est très solennel avec une petite guitare répétitive, avec cette sublime tristesse qui émane du morceau. “Puppetman” permet au chanteur de pousser un peu plus la voix qui prédomine donc sur la musique. “Helmet On Fire”, titre complexe et complet est comme le glas qui sonne la dernière heure ou comme l’épée de Damoclès qui s’abat sur nos tête. C’est l’instant où la souffrance et la jouissance se rencontrent. Un titre lent, sombre et d’une profondeur sans fin. “Unknow Friends” clôt l’EP en douceur avec quelque chose de plus classique et de plus habituel pour nos oreilles.

Un groupe à conseiller aux gens qui écoute de la bonne musique. Mais c’est quoi de la bonne musique ? Alors ça…


Répondre

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Revenir en haut de la page