mercredi , 19 septembre 2018
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Epsylon

En Interview

INTERVIEW - Profitant de rentrer aux sources, j'ai rencontré 3 artistes du groupe Epsylon. L'occasion de faire découvrir à ma mère ma passion de chroniqueuse et lui montrer les artistes talentueux que l'on peut trouver en Vendée. Invitées pour la pause café, pendant leur répétition, Nicolas, Antonin et Christophe nous ont accordé du temps pour répondre à quelques questions. A vous maintenant de les découvrir plus intimement.

Lords Of Rock : Je n'ai pas trouvé de biographie sur votre rencontre et la personnalité du groupe. Parlez-moi de vous.
Nicolas : Nous sommes originaire de saint gilles croix de vie. Je suis chanteur, guitariste. Antonin est à la basse.
Christophe : Moi je fais de l'accordéon, du violon et de la veuze,
Nico : Il manque Aurélien à la guitare, Benji à la batterie et Denis qui joue de la bombarde et du saxophone. En gros, le groupe existe depuis 2005. A la base, on est des copains de collège sur saint gilles puis d'autres personnes sont venues se greffer sur le premier groupe qui existait puisqu'au début on était 4 à jouer des reprises de rock.

Sous le nom d'Epsylon ?
Nico : En fait, dès le départ, non, on n'avait pas de nom. Epsylon, est venu avec les nouveaux arrivants. On faisait des reprises comme tout le monde. Puis, Christophe et Denis sont arrivés et c'est la que ça a donné la couleur Epsylon, en 2005.

Pourquoi Epsylon ?
Nico : C'est un peu compliqué. Il n'y a aucune raison particulière. On était à l'avant veille d'un concert, on n'avait toujours pas de nom. C'était un tremplin organisé par un des lycées où on était et Aurélien avait vu ce mot en math. Il nous l'avait proposé, on a dit ouai ça sonne bien. Et maintenant on est connu sous ce nom là et ce n'est plus possible de changer. Le public est habitué.

Je vois que vous interagissez régulièrement sur les différents réseaux sociaux, votre album et disponible à l'écoute sur plusieurs plateformes, quel est le fonctionnement du groupe ?
Nico : Chacun à une tâche dans le groupe. On est plusieurs à être professionnel maintenant, mais on n'a pas de structure comme les maisons d'édition. Christophe s'occupe des concerts, Antonin s'occupe d'alimenter la base de données pour trouver des concerts, et moi la promo. On est hyper complémentaire et c'est pour ça aussi que ça marche. Il y a une grosse partie musicale mais il y a aussi l'organisation qui est important. On est content, cela nous permet aussi de gérer de A à Z tout ce qu'on fait. Que ce soit du simple visuel à la façon de démarcher les concerts.

Sur les dernières vidéos promotionnelles dans les studios radio, on ne voit que vous 3. Les seuls professionnels?
Nico : Maintenant dans le groupe, on est 4 avec benji qui passe professionnel au mois de Mai. On est content, puisqu'on à l'opportunité de pouvoir faire ça donc on le fait.
Christophe : Puis on a tous des métiers, Nico était pâtissier, Antonin peintre et moi menuisier charpentier.
Nico : Au début on répétait les mercredis ou les samedis puis après en semaine en fonction des emplois du temps. Là, on arrive à un moment où on a beaucoup de dates de concert, et du coup on n'arrive pas à lier le travail et les dates. A partir de ce moment là, on se lance intermittent. Plus de 30 dates dans l'année. Et même plus que ça, une date par semaine au minimum.
Christophe : Quand tu bosses chez un patron et tu lui demande 3 semaines pour aller en Chine, et tu reviens le mois suivant, toc toc, je voudrais une semaine pour aller au Koweït. Tu te dis non ce n'est pas possible, il faut faire un choix.

Quelles sont vos inspirations ?
Nico : On écoute tous plein de choses différentes, chaque personne du groupe vient d'univers différents. Par exemple, basse batterie guitare, ça vient du rock. Denis et Christophe, il vienne plus de tous ce qui est traditionnel. Mais pas d'influences particulière. On est un peu assimilé à tel ou tel groupe, par exemple Merzhin. On aime bien ce genre de groupe, mais ce n'est pas forcément ce qu'on écoute en particulier. Antonin : C'est vrai que c'est essentiellement du rock. Moi j'écoute beaucoup de folk.
Christophe : Je n'écoute jamais de musique (rire). J'écoute un peu de tous mais j'ai été bercé dans la musique traditionnelle. On a chacun notre identité qui donne Epsylon.
Nico : On ne se dit pas "on veut ressembler à tel ou tel groupe". Nous ce que l'on veut, c'est être en marge de la grosse maison de disque et pouvoir vivre longtemps de notre passion.

Le Koweit le mois prochain, vous revenez de Chine, qu'est-ce qui vous pousse à faire le tour du monde comme Babylon Circus? Quel est l'accueil des chinois?
Nico : Mon modèle c'est Babylon Circus. Personne ne les connaît en France mais ils jouent partout. On a été hyper bien accueilli en Chine. C'était la 2e fois que l'on jouait là-bas. En fait ils sont tellement renfermés sur eux même qu'ils sont très curieux, dès qu'il y a une nouveauté.  Toutes les salles que l'on a fait étaient pleines. Cela allait de la petite salle de 300 places à la grande salle de 3000 places. On jouait sur des campus universitaire où il y avait 30 000 40 000 élèves. tout est démesuré. Super expérience, à refaire. Seul regret, on n'a pas eu le temps de visiter. Et la prochaine étape : le Koweit, avec l'ambassade de France. Christophe : On va être 4 jours avec des koweitiens et koweitiennes et on va bosser avec eux pour faire un concert le samedi sur scène, ça va être super sympa. Il va y avoir un mélange de culture, même pour nous, cela va participer aux influences du prochaine album. Puis, on a un paquet de touche, le Quebec, l'Uruguay, la Roumanie, le Japon.

Parlons un peu de votre dernier album. Je l'écoute en boucle. On sent bien une évolution par rapport au 2e album, je trouve les chansons moins revendicatives. "Dans les veines" parle de vous ?
Nico : Oui, l'adiction à la scène. Puis beaucoup de choses qui tourne autour du temps, comme avec "je me souviens".

Pourquoi vouloir parler du temps ?
Nico : On a estimé avoir mis du temps à le créer. Et manufacture, on trouvait que ça représentait bien la fabrique, le temps que l'on a passé à composer. Puis on a beaucoup de morceaux qui parle du temps. "Je me souviens" qui parle des années quand on était enfant. Dans "Chaque seconde", on parle des réseaux sociaux, du fait d'être un peu épié. Avec internet, les voisins savent ce que tu écoutes comme musique, tout est en lien malgré nous. "Manufacture du temps" exprime aussi le passage entre les instruments modernes comme basse, batterie, guitare, et la liaison avec les vieux instruments, violon, accordéon, veuze, bombarde. On essaye de faire de la musique actuelle avec des instruments traditionnels. On est content, hier on a joué à Saint Hilaire de Riez, on a fait complet, et il y avait tous les âges. C'est super de fédérer toutes les générations. 


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