dimanche , 23 septembre 2018
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Enter Shikari

A Flash Flood Of Colour

Label: Ambush Reality - PIAS / Musikvertrieb

POST-HARDCORE - Les british au nom indien ont fait leur retour le 16 janvier dernier, avec un troisième album studio.

Prenez quelques grammes de The Prodigy, ajoutez ensuite une pincée de HYBRID THEORY, le premier album de Linkin Park. Pour finir, incorporez délicatement une dose de Skrillex, les collaborations avec Korn par exemple. Au final vous obtiendrez Enter Shikari ou plutôt ΣΠTΣR SHΦKΔRΦ. Impossible de leur donner une seule étiquette, passant du metal à l’electro-punk, et finir au dubstep, pour finalement revenir au metal, ces quatre anglais aiment tout entrelacer. Après les succès outre-manche de “Take To The Skies” et “Common Dreads”, respectivement sortis en 2007 et 2009, le groupe revient en cette année 2012 avec beaucoup d’ambition, notamment d’asseoir un peu plus leur statut d’OVNIs, et imposer une fois encore leur hétéroclisme débordant. Décryptage de A FLASH FLOOD OF COLOUR.

Dès les premières secondes on est captivés par le tempo de “System…” qui monte en puissance progressivement, le rythme est très tranquille, le chanteur est calme, jusqu’au moment où des chœurs viennent le soutenir et apporter un peu de révolte. C’est là que l’album démarre vraiment. “…Meltdown”, suite logique de la première piste, utilise la même base, mais tout est beaucoup plus énergique, tout s’accélère, et une légère transe commence à monter. Sur “Sssnakepit” c’est l’explosion totale. Rou Reynolds apporte toute sa puissance et se casse les cordes vocales autant qu’il le peut en attendant que le reste du groupe reprenne le refrain avec lui. “Hello Tyrannosaurus, Meet Tyrannicide” apportera également sa dose d’adrénaline. Pour les fans de 30 Second To Mars, “Search Party” et “Pack Of Thieves” feront sans doute plaisir avec des refrains très Jared Leto. Sûrement les moins bonnes de toutes, et ce n'est que mon avis.

 

 

Mais ce qui est appréciable avec Enter Shikari, c’est leur diversité. Si les chansons citées jusqu’à présent en feraient bouger plus d’un, “Stalemate” est une ballade se terminant au piano/voix, surprenant après avoir pris une grosse claque avec la première moitié de l’album. Le contraste est d’autant plus frappant sur “Arguing With Thermometers”, le morceau le plus déstructuré. Rou commence par montrer qu’il lui reste encore un peu de voix, puis on part sur une partie pop très entraînante, qui laisse place à un rythme oriental, et… on repart à zéro ! Étrange à la première écoute, on finit par apprécier cette chanson et son mélange des genres. Si la rage de “Sssnakepit” ou la douceur de “Stalemate” ne vous convient pas, “Warm Smiles Do Not Make You Welcom Here” vous satisfera sans doute. Parfait compromis, entremêlant instru envoûtante et voix puissante, cette chanson est idéale pour commencer à entrer dans l’univers du groupe en douceur.

Avec A FLASH FLOOD OF COLOUR, Enter Shikari signe son retour et nous dévoile un des premiers bons albums de 2012. La multiplication des styles apparaissant sur cet album permet à tous d'apprécier au moins quelques morceaux, si ce n'est la totalité. Fans de toujours ou néophytes du groupe, férus d’electro, de dub, ou de punk, cet album est fait pour vous.

 


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