Judas Priest – Invicible Shield

Il y a tout juste un mois, sortait le 19ème album de Judas Priest. À l’écoute de ce son musclé, qui évoque irrésistiblement un doux mélange  entre Stratovarius et l’énergie de “Painkiller”, il est clair que les Anglais sont toujours au sommet de leur forme ! Avec une moyenne d’âge de 65 ans, le combo est plus que jamais prêt à en découdre.

Et comment ne pas saluer la frappe de bucheron de Scott Travis ? Rob Halford, toujours aussi impressionnant, jongle habilement entre des vocalises suraiguës et une voix stridente parfaitement maîtrisée, le tout accompagné de leads médiums d’une clarté remarquable, comme sur “Invincible Shield”.

Et parlons-en de ce “Invincible Shield” ! Le son y est d’une chaleur et d’une puissance exemplaires, grâce à la touche de M. Sneap. Aux commandes de A à Z, ou presque, Sneap est un véritable touche à tout : enregistrement, mixage, mastering, sans oublier quelques parties de guitare et des arrangements à foison ! Son travail sur le précédent album, “Firepower”, avait déjà été salué, et une fois de plus, il ne déçoit pas.

Il faut dire que Sneap a le don de transformer tout ce qu’il touche en or, que ce soit avec Arch Enemy, Kreator ou encore le fabuleux “Through the Ashes of Empires” de Machine Head. En tant que guitariste live du groupe depuis plusieurs années, ingénieur du son et producteur, il a grandement contribué à forger ce son moderne et puissant qui caractérise Judas Priest aujourd’hui.

Dans ce nouvel opus, ce sont les guitares qui retiennent le plus notre attention, et Faulkner se révèle être un véritable génie créatif. Sur des titres comme “Devil in Disguise”, ses riffs principaux nous transportent directement dans l’ère de la NWOBHM, avec cette touche harmonique et mélodique irrésistible. Le pont est tout simplement sublime, peut-être l’un des plus beaux depuis bien longtemps.

Et que dire de “Giant in The Sky” ? Un mélange audacieux d’acoustique et d’électrique, qui rappelle les meilleures heures de Stratovarius, voire même de Gamma Ray. L’approche méticuleuse de Sneap, associée à l’expérience incontestable de Judas Priest, a permis de créer un album d’une qualité exceptionnelle. Que peut-on souhaiter à ces jeunes cadors Anglais si ce n’est de repartir pour plusieurs années ?!

PS : à celles et ceux qui, comme moi et mon confrère Anthony s’intéressent à la biographie des musiciens, allez lire les exploits de Rob Halford. Incroyable qu’il soit arrivé jusqu’à ses 72 printemps, si j’en crois bien tout ce que j’y ai lu.

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