mardi , 25 septembre 2018
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Ebony Bones!

Bone Of My Bones

Sunday Best


Dire qu’Ebony Bones! sera la grande dame de la fin de l’année ne consiste pas à prendre un grand risque. Son album est une ode au débraiillé hyperactif.


Nom de Dieu que ça fait du bien un album pareil. Un album dans lequel on ne sent aucun calcul, aucune envie d’appartenir à quelque mode ou courant musical que ce soit. Un album dans lequel on sent une sincérité, une patte, une personnalité. Un album où rien n’est formaté, rien n’est lisse, rien n’est prévisible. Un album qui n’est qu’un joyeux bordel, fun, dansant et enthousiaste. Ebony Bones! est donc présentée comme la nouvelle diva trash à la Amy Winehouse. J’ai même entendu parler de « Beyonce punk » à son propos. Ces qualificatifs sont naturellement faux. Même si son premier album, BONE OF MY BONES, est un gigantesque carambolage de styles (soul, funk, electro, rap, rock, punk, musique africaine, trip hop, glam) et d’influences (Tricky, Funkadelic, Queen Latifah, Beastie Boys ou, mais oui, T-Rex -les claquements de main servant de rythmique sur “W.A.R.R.I.O.R.” ne viennent pas de nulle part !-) Ebony Bones! n’est qu’elle-même, rien d’autre qu’elle-même.

Franchement, décrire un disque pareil est quasiment impossible.

 

Même si Ebony a du style, beaucoup de style dans sa musique, aucune chanson ne ressemble à une autre. Toutes pourtant (à l’exception de la fadasse “Smiles & Cyanide”) ont le petit quelque chose, le petit gimmick, la petite accroche mélodique ou rythmique, le petit refrain qui fait la différence. Voilà c’est ça. Ce disque est une explosion, une déflagration de rythmes dansants (des basses sursaturées et des percussions dans tous les sens), mais surtout, il contient des chansons. Des sacrées chansons. Qui donnent envie d’arrêter la voiture sur la bande d’arrêt d’urgence pour se mettre à gesticuler comme un fou (ceci dans le cas bien sûr où vous écoutez le disque au volant !). Qui vous donnent la patate pour toute la journée quand vous écoutez ça le matin. Et qui vous donnent envie de faire un grand feu avec vos CD d’Interpol, d’Editors et de Bloc Party. Vraiment, que ça fait du bien un album pareil !


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