jeudi , 20 septembre 2018
Vous êtes ici : Accueil » Concerts » Dralms et Farao à l’Amalgame

Dralms et Farao à l’Amalgame


REVIEW - C’est en mode découverte que l’on s’est rendu à l’Amalgame Club d’Yverdon en ce début de mois d’avril 2016 pour aller écouter Farao et Dralms. Une brève écoute d’un ou deux titres des groupes il y a quelques mois ont suffi pour être convaincu de vouloir en entendre plus. Alors qu’en est-il de ces jeunes pousses ?

Dralms est un quartet – chant, clavier, basse et batterie- nous venant du Canada. Ils ont sorti un premier album intitulé Shook en 2015 et viennent de débarquer dans nos contrées pour nous faire découvrir leur indie pop hypnotique et sombre, avec un soupçon de cold wave sur certains titres. Le chant de Christopher Smith, léger et en finesse, vient nous raconter des histoires sur des grooves sophistiqués, vibrants et hypnotiques.  On notera le titre ‘’Domino House’’ qui a léger un côté Alt-J, un ‘’Division of Labour’’ qui n’a pas laissé insensible le public clairsemé de ce soir et surtout ‘’Shook’’, un titre très prenant par son côté à la fois nostalgique et velouté. Par moment, on peut entendre dans leur musique des relents d’indie pop nordique qui m’ont évoqué les titres les plus sombres d’Efterklang, notamment par le côté presque charnel de certains titres, ou encore de Fever Ray. Les titres suivent des constructions complexes et il y a de très belles choses comme sur ‘’Crushed Pleats’’. On a senti le public peu nombreux ce soir en phase avec le groupe. Christopher Smith nous présente la plupart des titres mais on se demande ironiquement à chaque introduction s’il va arriver à la fin de sa phrase sans se pendre : ambiance mélancolique et limite dépressive comme beaucoup des titres du groupe. Ils ont joué l’ensemble de leur premier album que l’on vous recommande d’écouter – plusieurs fois – dès que possible.

Après une assez longue attente, Farao monte sur scène. Sous ce nom se dissimule Kari Jahnsen une compositrice et interprète multi-instrumentiste norvégienne. La jeune scandinave a sorti en 2015 un premier album Till It’s All Forgotten, plutôt bien accueilli par la critique. Ne connaissant pas l’artiste, c’était la découverte totale. Si dans l’ensemble j’y ai passé un bon moment malgré la présence assez froide de la jeune femme, je n’ai pas vraiment réussi à entrer dans le concert. Déjà la disposition du band avec tous les instruments tournés vers le centre sans être vraiment tourné vers le public coupe le lien avec celui-ci. Les titres s’enchaînent et Kari passe du clavier à la guitare selon les titres. Après le live, le public est plutôt divisé entre ceux qui avaient écouté l’album et qui ont été déçus et les autres – venus en curieux ? – qui ont passé un bon moment.

Avant que d’écrire ce papier, j’ai écouté dans l’ensemble l’album de la jeune femme. Peut-être n’aurais-je pas dû mais je fais toujours cela pour me remettre dans l’esprit du concert en écrivant. Au final, je dois admettre que mon avis sur le concert est bien plus mitigé : l’album est bien meilleur que le live auquel j’ai assisté. Je n’ai rien entendu de la qualité d’un titre comme ‘’Maze’’ – j’adore la ligne de batterie sur ce titre – et les versions live de ‘’Hunter’’ ou ‘’Bodies’’ les titres teasés il y a déjà quelques mois déjà sont bien plus faibles après réécoute. A mon avis le problème vient du fait qu’il y a moins d’instruments sur scène que dans le produit studio et du coup l’instrumentation en prend un coup. Ou alors c’était un jour sans mais je n’en suis pas convaincu à 100%.

Au final, si vous avez l’occasion d’assister à un concert où les deux groupes jouent ensemble, allez-y au moins pour voir Dralms et achetez les albums des deux formations qui sont très bien !


Répondre

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Revenir en haut de la page