samedi , 22 septembre 2018
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Doomenfels

Epilog

Label: A Tree in a Field Records / Irascible

ROCK EXPERIMENTAL – La scène musicale zurichoise nous prouve une fois encore qu’elle est riche en surprise. L’année dernière on a pu voir déferler dans nos contrées latines la musique de 77 Bombay Street, Fai Baba, My heart belongs to Cecilia Winter ou encore Evelynn Trouble & The Trespassers. On est ainsi en droit de se demander ce que peut bien nous réserver Doomenfels ?

Tout d’abord, il est difficile de cerner Doomenfels. Derrière ce nom se cache Dominic Oppliger. Ce nom vous est certainement inconnu à moins que vous ne soyez fan de Disco Doom, un autre groupe de Zurich, dont il est le batteur. Il fait aussi partie du collectif The Legendary Lightness, un super-groupe zurichois de pop-rock. A cela il faut encore ajouter qu’il officie aux fûts pour les live d’autres groupes. De plus, il a récemment créé une vidéo pour un morceau de Fai Baba. Bref, le jeune homme semble être un hyper actif. Et donc voilà qu’il nous livre ses œuvres personnelles. Les enregistrements datant du printemps 2012 ont enfin été regroupés sur un LP, en vinyle ou en numérique, disponible à partir de la mi-août 2013 : EPILOG

En premier lieu, il est difficile de faire une description thématique de ce disque car les textes sont en patois zurichois. Qu’on se rassure, le coté low-fi ainsi que la voix claire d’Oppliger en gomme les aspérités. Or, l’usage d’une langue que peu de gens comprend ajoute à l’étrangeté des compositions. En effet, la musique de Doomenfels est bizarre, à la frontière entre dark-folk et low-fi.

‘’Heile Heile Säge’’ nous plonge directement dans l’ambiance de l’album : la rythmique lourde et profonde évoque quelque chose de sombre, une part d’ombre peut-être mais néanmoins la partie vocale et le glockenspiel semblent conduire vers la lumière. ‘’April Wheeler’’ sonne très indie pop scandinave : agréable et légère. Ensuite on continue à voyager dans ces contrées musicales surnaturelles. A noter ‘’Eusi Stell’’, un magnifique titre instrumental de près de 7 minutes, hypnotique.

L’ensemble est donc très bien réussi avec ce mélange de mélodies surnaturelles, de rythmiques minimalistes et de dialecte zurichois. L’approche low-fi – une table 8-pistes avec enregistrement sur cassette a été utilisée lors des enregistrements – renforce le côté brut des compositions. Ce côté brut est néanmoins largement compensé par les très belles mélodies. Certains vont remettre en question l’utilisation du dialecte – et cela pourrait même l’empêcher de percer en Romandie – mais au vu du rendu c’était la bonne chose à faire ! Il faut passer outre ce préjugé car l’œuvre en vaut la peine. Faites un tour sur la page Bandcamp et laissez-vous surprendre par Doomenfels.


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