Dan Le Sac

Un disque qui au fil de son écoute va inlassablement projeter l’auditeur dans un melting-pot de classiques de ces 20 dernières années. Par son ambiance résolument retro, cet opus nous convie à nous remémorer nos bons souvenirs électro. Et c’est ce qui en fait sa force, car tous les titres nous rappellent quelques choses, on a presque l’impression de reconnaitre chacun d’entre eux. Ce sentiment s’installe d’entrée car les rythmes pop et la voix de Merz sur "Long Night Of Life" nous oriente directement sur le dernier album du citoyen bernois. Mais malgré tout, on est assez rapidement décontenancé par cet album. Les brusques changements de style qui nous sont imposés d’un morceau à l’autre peinent à nous garder attentifs à son écoute. On perd le fil des morceaux et on se retrouve au milieu du disque sans avoir l’impression d’avoir écouté 7 titres. Ainsi après la pop proposée en ouverture on enchaine avec les voix de Sarah Williams White et de Emmy The Great emmenant un trip-hop presque bristolien suivi d’un enchainement où les grosse guitares sont de sorties sur "Reprisals". Pas besoin d’en dire plus, ça part dans tous les sens et si tous les titres sont très bon individuellement, l'ensemble manque de cohérence. On est clairement plus dans un esprit compil’ que dans celui d’un projet à part entière. Difficile donc de parler de cet album à sans passer en revue les différents genre qu’il exploite et ce n’est pas "Tuning" et le flow de Josh Idehen qui contredira encore cette impression. Suivent l'orientation à la Underworld teintée de Lo-Fidelity Allstars donnée à "Good Time Gang War", puis c’est aux caisses claires d’ "Hold Yourself Lightly" de nous faire penser à Amon Tobin. "Zephyr" le second titre avec Merz et sans doute le plus abouti de l'album, nous transportant sur des rythmiques et des sons similaires à ceux qu’utilisent Lamb. Pour parfaire ce petit tour d’horizon stylistique on citera encore « Breathing Underwater» et sa ligne rappelant Trentmoller ou UNKLE, ainsi que "Caretaker" un second titre avec B.Dolan sauvagement Hip-Hop.

 

 

Dan Le Sac, en solo, se cherche encore, ça ne fait aucun doute ou alors il a eu peur de nous ennuyer en restant orienté dans la même direction un album durant. Quoi qu’il en soit la première impression prédomine et même si les bases sont solidement posées, il lui sera impératif de trouver le fil rouge qui nous permettra de le suivre du début à la fin sans se dire que l’ensemble est un peu brouillon et désorganisé. Car pour le moment on est plus enclin à dire que ce sont les voix et ceux qui les exploite qui ont dirigé la composition des titres que le contraire. Il en reste un disque agréable à écouter quand on cherche de l'énergie et que l'on ne veut pas se prendre la tête. Il y en a pour tout le monde et chacun trouvera au moins un titre à sa convenance.

 

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