lundi , 24 septembre 2018
Vous êtes ici : Accueil » Chroniques CDs » Coilguns

Coilguns

Commuters

Label: Hummus Records / Pelagic Records

METALCORE – Après vous avoir présenté un EP et 2 Split, nous pouvons enfin décortiquer un album complet des chauds-de-fonniers de Coilguns. Depuis le temps qu’on vous en dit du bien, ce serait le moment de vous y mettre, vous ne croyez pas ?

Petit rappel pour les lecteurs qui ne nous suivent pas régulièrement : les membres de Coilguns font partie du collectif berlinois The Ocean que les férus de post-metal connaissent tous et respectent profondément. Jona Nido, Louis Jucker et Luc Hess ont monté leur side-project Coilguns depuis quelques années et après avoir passé par les étapes classiques (EP, Split), ils nous proposent COMMUTERS, leur nouveau-né tout mignon.

Pour avoir suivi le groupe depuis un moment, on peut vous dire que les mecs ne font pas dans la demi-mesure. Quand ils prennent les instruments et se décident à faire du bruit, on en prend plein la tronche. Ca tabasse sec et en live ils donnent tout ce qu’ils ont, croyez-nous. En découvrant ce premier album, on savait plus ou moins à quoi s’attendre. N’empêche, qu’ils arrivent toujours nous surprendre. On savait qu’ils appréciaient les ambiances lourdes, profondes et saturées, mais on découvre une facette un peu plus « malsaine » du groupe voire expérimentale par moment. En tout cas, ils osent prendre des risques. Car après un titre plutôt classique en ouverture pour du Coilguns (Commuters Part I), ils placent en 2ème plage "Commuters Part II" qui dépassent les 11 minutes et qui s’apparente à une longue traversée du désert où la folie rejoint la souffrance. Un fond répétitif, un peu psyché avec les paroles torturées de Louis Jucker qui rendent le tout assez malsain. D’autres titres sont assez surprenants comme ceux enregistrés au Bikini Test. "Blunderbuss Committee" (instrumental) et "Earthians", deux morceaux aux ambiances sombres et glaciales qui prouvent une fois de plus les possibilités du groupe et l’envie d’expérimenter d’autres horizons.

 

 

Et pour ceux qui aiment quand ça tape, soyez rassurés, Coilguns n’a rien perdu de sa vigueur. Lorsque "Machines of Sleep" s’enchaine à "Hypnograms", vous n’allez rien comprendre. La violence extrême de "Plug in Citizens" va calmer les récalcitrants et si ça ne suffit pas, il reste des valeurs sures comme "Submarine Warfare Anthem" et "Minkowski Manathan Distance" pour enfoncer le clou au beau milieu du cerveau. Bam !

Les amateurs de sensations fortes ne seront pas déçus par COMMUTERS et pour les autres, ben c’est l’occasion d’écouter du metal from la Chaux-de-Fonds et de vous secouer les puces. 


Répondre

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Revenir en haut de la page