mercredi , 26 septembre 2018
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Chickenfoot

III

Label: Ear Music-Edel / Phonag

HARD-ROCK - À l’heure du super héros américain, beau et invincible, le supergroupe Chickenfoot a cru bon d’en rajouter une louche. Et c’est tant mieux. Retour sur cet album sorti il y a déjà quelques mois, mais qui méritait qu'on s'y attarde la moindre.

Lorsqu’on examine de près ce line-up, on a « le piquet » comme on dit par chez-moi ! Jugez plutôt : Sammy Hagar au chant, Michael Anthony à la basse, Satriani à la guitare et Monsieur Chad Smith aux baguettes. Fort d’un premier essai (2008), qui, ne m’avait pas convaincu malgré le même line-up, les ricains reviennent avec un dix titres solide, couillu, pêchu, inspiré et un Sammy en pleine forme et cette voix avec ce grain chaud, redoublé par les solis gras et précis de Satch. La rythmique basse/batterie est impeccable et l’énergie globale est indiscutable.

Alors voilà, ce disque est bâti autour d’une production propre, dense et moelleuse et bien sur, d’excellents morceaux qui contiennent tous une patte rock "Three and a half letters",  ballade : "Something Going Wrong" ou bien funky : "Dubai blues" et franchement Michael Anthony est un sacré bassiste, alors qu’on arrête de me les briser avec Steve Harris ou Trujillo, parce qu’un mec comme Anthony (NDR on parle bien du bassiste de Chickenfoot là hein !)  en a dans le caleçon et on n’en fait pas toute une histoire !

 

 

Les titres défilent bien et on est tenté de se demander ce qui cloche ! Inutile de râler dans le vent, ce disque est accrocheur et chaleureux et il faut bien reconnaître que ce line-up vectorise une identité rock, avec un Haggar au sommet de son art lorsqu’il pousse les notes dans les aigues et le die-hard Smith, cogne juste. Je dois dire à ce propos, que je n’avais pas ressentis cela depuis un bon moment avec les RHCP.

Niveau style on est dans des schémas très Satriani, et c’est peut être un peu là que le bas blesse. En écoutant l’intro de "Last Temptation" j’ai eu l’impression de retrouver le IS THERE LOVE IN SPACE et ses wahwah, mais bon, c’est un détail au vu de l’intelligence de ce disque. Le retour opéré est convaincant et la formation se voit conférer son tableau d’honneur, il faut le dire, les quatre comparses sont très en forme et livrent là, un disque complet et smart. Chapeau donc.

 


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