vendredi , 21 septembre 2018
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Chant du Gros 2016


Du 7 au 10 septembre 2016 au Noirmont

REVIEW - Pour ce jubilé, le festival s’est ajouté quelques bémols savoureux : une soirée supplémentaire, un programme alléchant, un temps estival ! Passage en revue de cette divine réussite.

Le festival doit son appellation à feu le « Gros Louis » qui avait mis son champ gracieusement à disposition dès les premières éditions. Il est bien loin le temps de la petitesse, le festival a battu cette année son record de fréquentation. Tout en gardant comme il se doit son esprit le plus intact possible. Les feux de camps en sont la preuve inflexible. Bilan très heureux donc pour le dernier des festivals de la saison : deux soirées sold out, près de 50'000 personnes dans les pâturages. «En plus, aucun pépin n'a été signalé. On ne pouvait pas rêver d'un plus bel anniversaire pour nos 25 ans», se sont ravis les organisateurs Gilles Pierre et Ouls Aubry.

Le festival à 971 m d’altitude a bénéficié d’une météo hors du commun, les habitués surpris ont pu ranger leur doudoune pour quand ça caille et leurs bottes de pluie. Temps radieux et artistes joyeux d’être présents. Le public jurassien a fait preuve de sa légendaire convivialité. La plupart des artistes ont salué durant leur prestation la qualité de l'accueil. A tel point que Manu Chao ne semblait pas vouloir quitter la Sainte Scène du Chant du Gros. Arrivé un jour à l’avance pour se promener dans la région, après sa performance, le Français a fini sa nuit avec tous ses musiciens dans un bar réservé aux bénévoles avec qui il a fait de nombreux selfies en toute simplicité. Il a quitté le Jura avec un jour de retard sur son planning. Zazie, quant à elle, s’est baladée longuement dans les backstages avant son concert. Elle s’est arrêtée un bon moment à l’espace médias. Elle y a lu les nombreuses coupures de presse et a discuté en toute décontraction avec des journalistes locaux. Louise Attaque, après son live, s’est également fendu sur Facebook d’un vibrant «Vive le Chant du Gros!». «On veut que nos artistes, quelle que soit leur notoriété, se sentent chez nous comme à la maison», ont résumé les organisateurs. Bien joué !

La venue de Manu Chao avait fait grand bruit. Un superbe cadeau de la part des organisateurs. Le guitariste et chanteur n’est plus à présenter ! Pendant 2h30, il emmènera ses fans avec la joie et le dynamisme qui le caractérise. L’artiste altermondialiste a même fini son concert en brandissant un drapeau jurassien.

Les trois soirées suivantes ont vécus essentiellement au rythme de la chanson française. Mickey 3D, Rover, Thiéfaine, Louise Attaque le jeudi. Vendredi, Alain Souchon et Laurent Voulzy, Zazie. Samedi, Carrousel, Boulevard des Airs et Patriiiick Bruel.

Un chouilla de diversité tout de même pour les fans de musique mêlant le blues et le funk qui ont été ravis d'entonner en choeur avec Keziah Jones "Rythm is Love" ou de bouger sur les sonorités reggae du chanteur allemand Patrice. Il y en a eu aussi pour les amateurs de hip-hop avec la présence de Joey Starr et de son groupe Caribbean Dandee

A noter la prestigieuse prestation jeudi de Thiéfaine accompagné entre autres talents de son fils. Le groupe se rajeunit ainsi et prend des allures encore plus nettement rock. Le chanteur a fini à la locale avec la fille du coupeur de joints, chanson jouée et rejouée par notre local Vincent Vallat autant dire que le public connaît les paroles plus que par cœur. Apothéose de la langue française.

A noter encore le solo incontournable et interminable de l’harmonica brandie par le guitariste des Serge, talent certain d’un groupe de petits jeunes francs-montagnards qui gagne à être connu.

Samedi, l’accordéon a pris possession du festival en tout début de soirée avec les régionaux de Carrousel. Le duo a cédé ensuite sa place au groupe français Boulevard des Airs, qui fait un carton avec son dernier single "Bruxelles". La jeune révélation française du moment, Marina Kaye, a enflammé la Sainte scène avec son incontournable tube "Homeless".

Les tambours du Bronx ont fait tremblé la terre de manière ultra-répétitive avant qu’un feu d’artifice illumine le ciel à n’en plus finir. L’hystérie a gagné ensuite ses plus hauts décibels avec Patrick Bruel qui a fait un concert best-of de ses propres chansons. Il a réussi à séduire même les plus insoumis. « On a perdu quelques grammes, c’est le chant du moins gros maintenant. » a-t-il déclamé. Et la place des grands hommes a résonné.

Le festival reprendra sa formule initiale sur 3 jours dès l’année prochaine du 7 au 9 septembre 2017 et nous un peu de souffle !  


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