samedi , 17 novembre 2018
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Chairlift

Does You Inspire You

Differ-ant


Plus encensé par la hype que par la critique, le deuxième album de Chairlift recelait presque entièrement de pépites pop. En seconde tentative, passe-t-il mieux la rampe? Verdict.

Le trio électro-pop Chairlift, formé en octobre 2005, a enregistré en 2009 leur second album : DOES YOU INSPRIRE YOU. Le premier single “Bruise”  est un petit bijou aux sons pop. Dès les premiers boom tchik de la boîte à rythme notre tête se meut de gauche à droite. Involontairement notre bouche murmure les paroles simples et répétitives. Bref, un single efficace qui, sans suprise, a été utilisé pour la campagne de pub d’Apple. Pour les adeptes de la métaphore sucrée, on peut utiliser l’image éculée du bonbon pétillant qui éclate dans la bouche. Malheureusement son arôme trop fort (et écoeurant) anesthésie notre palais pour la suite de la dégustation, les morceaux se distinguant peu ou prou les uns des autres. Ce nouvel album est marqué par les accompagnements intentionnellement démodés. Ainsi, « la pièce maîtresse de l’album » , “Planet Heath”, débute par des gazouillements d’oiseaux, puis par des percussions asiatiques, le tout forme un accompagnement au rythme appuyé qui ferait à merveille office de musique pour film érotique des années 80’s (qui passe sur RTL9, on s’entend). “Flying Saucer Hat” est un exemple encore plus probant, chanté par Caroline Polachek, en français, on décele surtout le synthétiseur, affublé d’options vintages, et ses petits riffs à l’aspect enfantin.

 

Comme son nom l’indique, Chairlift n’avance presque pas

 

L’instrumentation, une boîte à rythme, un sinthé, une guitare et une voix gracieuse (parfois doublée par une voix masculine plus vaporeuse), confère une ambiance floue et céleste à l’album. Ainsi les morceaux “Somewhere around Here”, “Territory” et “Ceiling Wax ” sont « ambiantiques » et nous invitent à lâcher prise dans un fauteuil moelleux. La voix féminine se pose en caressant de son souffle chaud l’instrumentarium désuet. Malgré la cohésion ambiance-instrument des plages de l’album, Chairlift (comme son nom l’indique) n’avance presque pas. Les morceaux défilent les uns après les autres sans véritablement se démarquer. Et comme je l’ai déjà appuyé ci-dessus, l’instrumentation à force de vouloir être trop désuette, fini par nous rendre nauséeux.


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