jeudi , 20 septembre 2018
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Archives de catégorie : Chroniques CDs

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Langhorne Slim

Langhorne Slim (Sean Scolnick de son vrai nom) sort un nouvel album : BE SET FREE, tantôt qualifié d’antifolk (ça fait bien) de folk (ça fait aussi bien) ou de pop (c’est moins bien). Qu’importe le genre pourvu qu’il y ait la musique ! D’ailleurs c’est bien de ça qu’il s’agit avant tout : de treize titres musicaux, on s’en doutait. Son single "I Love You, But Goodbye" s’est installé sur les ondes un mois avant la sortie de l’album. Un titre et une voix, qui ne laisseront pas indifférent(e)s les fans de James Blunt, tant ils se ressemblent. Malgré ce titre bien sucré et plaintif, on trouve, dans cet album, quelques autres chansons plus nerveuses. Lire la suite »

Julian Casablancas

Attendu au tournant. Et même plus: Julian Casablancas se devait de se détacher de ses Strokes pour ne pas sombrer corps et âme. Le résultat ? Un délire spectral. A écouter, les mains sur le volant, les phares bien allumés. Lire la suite »

My Latest Novel

My Latest Novel est issu d’une culture pop-rock. Le nouvel album de ce groupe écossais Death and Entrances, est produit par le label Bella Union, celui-là même des Fleet Foxes. Ce second album passera certainement moins inaperçu que leur premier essai : Wolves sorti en 2006. Dès les premières notes du premier morceau, je me sens devenir conquise : la voix ressemble fortement à celle de Matt Berninger (The National) l’instrumentation rappelle le fameux groupe canadien Arcade Fire. Un mélange étonnant qui marche à merveille sur ce début d’album. « All in All in All Is All » a la lourde tâche d’ouvrir l’album. Tâche qu’il réussit très bien en montrant toute l’étendue de l’instrumentation. Un peu délicat pourtant de mettre le meilleur morceau en premier, car l’auditeur sera rapidement déçu par les morceaux suivants. « Dragonhide », la piste 02, ne présente aucune cohérence : l’impression que deux titres se superposent sans jamais se rejoindre demeure tout le long de la chanson. Le point culminant de ce cafouillage contrapuntique arrive à 2min47. La piste 03 « Lacklustre » est plutôt agréable à l’écoute bien qu’elle manque d’un petit je-ne-sais-quoi (enfin si, je sais : du peps) pour être vraiment bonne. « I Declare A Ceasefire » devrait ravir les fansgentil rock : impossible de ne pas souligner à nouveau l’étonnante ressemblance avec The National. Les deux morceaux centraux « Argument Against The Man » et « Man Against The Argument » fonctionnent comme un dyptique : une vague de voix humaines orne toute la première partie. La deuxième joue le rôle de fin instrumentale peu virtuose et peu intéressante. En somme, ce deuxième album ne montre rien de vraiment nouveau, rien d’original et rien de très pêchu. Beaucoup de riens qui ne servent qu’à exprimer la nostalgie de leur premier album : plus frais et original. Peut-être vaudrait-il mieux attendre un troisième album pour se faire une « bonne » idée ? La réponse de Monsieur B. est sans appel : « Qu’est-ce que tu veux que je te dise ? » Lire la suite »

Castanets

Ce n’est pas faute d’avoir essayé, mais après une multitude d’écoutes, il n’y a pas eu ce petit quelque chose qui m’a fait dire « Ha ça c’est cool » ou encore « Whaouu, c’est bon ce passage ». Je parle du 5ème album des Castanets TEXAS ROSE, THE THAW & THE BEASTS. C’est peut-être la noirceur qui se dégage de l’album qui ne m’a pas emballé. Ce côté mélancolique à mourir qui est présent du début à la fin ou la voix nasillarde de Raymond Raposa qui ne donne pas vraiment la pêche. En tout cas il y a quelque chose qui ne passe pas et qui laisse une drôle d’impression. Pourtant la réputation de Raposa est plus qu’excellente et les disques des Castanets obtiennent généralement la faveur des médias. Ils ne sont pas non plus très médiatisés, certes, mais je n’ai pas vu quelqu’un critiquer sa musique ou dire du mal de cher Monsieur. Je me sens du coup un peu seul au monde et presque mal à l’aise en disant « cet album ne m’a pas touché » Lire la suite »

Yo La Tengo

Quinzième album pour un des héraults du rock indé US, Yo La Tengo. Où comment un des pilliers de Lords of Rock (re)découvre l'oeuvre - et par là même cet album-ci - séminale des New Yorkais. Lire la suite »

The Dining Dead

Attention à ne pas se fier à la pochette très morbide, The Dining Dead n’est pas un groupe de black metal ou de grind core. Les musiciens jurassiens transformés pour l’occasion en zombies et morts vivants pourraient pourtant nous faire croire que le contenu de cet EP a de quoi faire trembler nos âmes sensibles. N’ayez crainte, le rock que propose The Dining Dead est agréable aux oreilles et les ambiances proposées sont variées. Le groupe s’est formé il y a plusieurs années après la dissolution du combo hardcore Lack Of Anger. Alexis et Romain se sont entourés de nouveau musiciens et The Dining Dead a vu le jour en 2005. Le quintette présente donc son EP WE ARE, composé de 4 titres. Lire la suite »

Brett Anderson

Dieu qu’elles semblent loin les années fastes de Suede pour Brett Anderson. Alors que son ex-guitariste Bernard Butler est au sommet de la vague (il est aujourd’hui devenu l’un des producteurs les plus demandés en Angleterre), Brett, lui, erre de minuscule maison de disques en minuscule maison de disques pour pouvoir sortir ses albums solo. Lesquels sont pourtant absolument remarquables. Ce SLOW ATTACK, qui vient tout juste de sortir, ne fait pas exception à la règle. On avait quitté Brett l’an dernier avec un disque sublime, ultra-mélancolique et minimal (les seuls instruments joués, en plus de sa voix, étaient une guitare acoustique, un piano et un violoncelle, point final), WILDERNESS. Il nous revient ce coup-ci avec un disque sublime, ultra-mélancolique et riche. Brett, cette fois, est allé rechercher (du moins pour certains morceaux) un batteur et un bassiste. Il a également engagé tout un tas d’autres musiciens (violoniste, clarinettiste, etc) qui viennent embellir à leur manière les chansons. Lesquelles chansons sont, pour beaucoup d’entre elles, à tomber à la renverse de beauté. Il est marrant aujourd’hui, pour les vieux briscards comme moi, de se rappeler à quel point, dans les premières années de Suede, Brett Anderson avait déjà des idées de composition excellentes, mais que sans Bernard Butler ou Richard Oakes pour l’aider à les charpenter, il ne semblait pas capable de sortir seul une chanson vraiment mémorable. Ce temps est donc aujourd’hui totalement révolu. Brett Anderson est désormais l’un des plus grands compositeurs de la planète. Dans sa catégorie, en dehors de Paul McCartney (quand il décide de s’y mettre), David Bowie, Damon Albarn, Morrissey ou Jarvis Cocker (quand il n’a pas l’idée incongrue de faire du hard rock), il n’y a vraiment pas grand monde. Lire la suite »

UUVVWWZ

Jeune, racé, tranchant. Comme le groupe. Comme le son de l’album. On prospecte et l'on tombe sur une jolie découverte, au nom imprononçable. Ces jeunes gens ont de l'avenir. Lire la suite »

Hemlock Smith

Hemlock Smith, chanteur, auteur et compositeur suisse romand, sort cet automne son dernier album KEEP THE DEVIL OUT OF HILLSBORO. Mais c’est Michael Frei, son alter ego en civil, qui signe sous son nom de ville le prologue de l’album. Un petit texte dans le livret où il confesse lui-même : « In conclusion, I believe that it is an honest collection of songs and I’m kinda proud about that. » Très bonne analyse qui plus est. Presque rien à ajouter. En effet, quatorze titres honnêtes, pour les amateurs d’un songwritting délicat où Hemlock Smith semble se faire plaisir avec une pléiade de musiciens invités et l’aide de son allié Fabrizio Di Donato pour l’orchestration. Une influence comme celle de Tom Waits se fait sentir tout au long du disque mais la singularité de la voix du chanteur ne disparaît pas pour autant sous le poids d’un tel modèle. Lire la suite »

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