vendredi , 16 novembre 2018
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Carl Barât

Carl Barât

Label: Pias / Musikvertrieb


INDIE Alors que presque tout le monde attend la reformation des
Libertines, le moins médiatisé des frères ennemis livre un premier album solo.
Il est vrai que les concerts des Libertines cet été ont ravivé la flamme de
toute une génération. L’album de Barât va-t-il surfer sur la vague ?

Tout
ou presque a été dit sur le couple Doherty-Barât. Amour, haine, violence,
drogue, prison… On en oublierait presque le rock n’roll bon sang. Et
malheureusement pour Barât, à la dissolution des Libertines, tout le monde
s’est empressé de suivre les aventures musicales (Babyshambles ou en solo) et
privées de Doherty (Kate Moss et les autres). Sans parler des tabloïds qui ont
scruté le moindre dérapage de la nouvelle rock star anglaise. Et Barât dans
tout ça ? Il a tout de même fondé les Dirty Pretty Things qui ont
naturellement moins cartonné que les projets de Doherty. Et pourtant, les
oreilles attentives auront remarqué que les deux albums de DPT regorgeaient de
petits chefs d’œuvre, notamment WATERLOO TO ANYWHERE sorti en 2006. Cet été le
couple mythique s’est reformé le temps de monter sur scène, sans toutefois
promettre une suite. Les carrières des deux zoulous continuent donc chacune de
leur côté et Carl Barât nous présente cet automne son premier effort solo.

Impair

Pas
besoin d’être un génie pour très vite remarquer que l’ambiance générale de
l’album est moins rock n’roll, moins électrique que ce qu’a fait Barât par le
passé. Toutefois, les mélodies affutées, les ambiances décalées et surréalistes
et tout ce qui fait le charme d’un bon disque de rock indie se retrouve dans
cet album. Une chanson sur deux a un vrai potentiel et hasard (ou pas ?)
de la grille de lecture, mais toutes les pistes impairs sont au dessus du lot.
“The Magus” et son orchestration rocambolesque voire cinématographique est une
excellente entrée en matière. “She’s Something” très légère, épurée et gracieuse
nous berce dans l’univers romantique de Barât. En 5ème position le
tubesque et cuivré “Run With The Boys” est très dansant. L’ami Carl nous démontre
son sens du groove.  Encore un peu de
romantisme ou plutôt de mélancolie sur une belle chanson de rupture avec “So
Long, My Lover”. Et pour finir la liste des impairs, “Shadows Fall” et son
ambiance feutrée à la
Gainsbourg nous achève. Encore une fois la mélancolie du
rocker tourmenté fait mouche.

Bien
que ces 5 titres nous aient plus rapidement touchés, le reste de l’album n’est
pas en reste et d’autres morceaux sauront vous séduire. Carl Barât délivre donc
35 minutes de qualité. On retiendra une large place à l’acoustique et au synthé
mais surtout on retiendra un ensemble très cohérent, sincère et abouti.


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