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Cake

Showroom of Compassion

Label: Naive / Upbeat Records / Musikvertrieb

ROCK INDIE – Dans la grande famille de l’indie, il existe un groupe qui fête cette année ces vingt ans d’existence ; entre le rock fusion et les Beastie Boys, il y avait eux. Il s’agit de mecs venus de Sacramento que l’on ne présente plus : Cake, qui pour souffler ses bougies sort un septième album Showroom of Compassion. On s’en ressert volontiers une tranche !

Après une absence de près de sept ans, les Américains nous reviennent avec un nouvel opus qui vaut pleinement le détour. Californie du Nord, terre de mariachi, de country, de post-punk et de rock, cette lointaine contrée est à elle seule une explication formelle de ce qu’est empreinte la musique de Cake : un mélange des genres.

Tout a commencé il y a maintenant vingt ans, dans un monde musical où le rock est squatté par le grunge et où seuls quelques irréductibles vont réussir à imposer un son différent et à créer une nouvelle école. Cake en fait partie et confirme son statut de meilleur élève.

Libérés de l’engagement qui les associait à l’étiquette Columbia depuis 2001, les membres du groupe semblent enfin avoir retrouvé leurs repaires. Chose que l’on attendait depuis la parution de leur seconde galette FASHION NUGGET (1996). Il faut dire que le groupe avait perdu quelques membres importants à la suite de la parution de ce deuxième album et que John McCrea (guitare, voix, clavier) paraissait bien seul sur les albums qui ont suivi. Greg Brown (guitare) et Victor Diamini (basse) ont quitté le bateau en 1997, afin de se consacrer à leur projet solo Deathray.

 

 

Avec SHOWROOM OF COMPASSION, la formation de Sacramento revient aux sources tout en réussissant leur pari : mettre à profit les talents de chacun et enregistrer ce nouvel opus dans leur propre studio, sur leur propre label « Upbeat Records ». Comme d’habitude, on retrouve les claviers et les trompettes mariachis au premier plan, afin de bien appuyer la voix grave de McCrea. Le premier titre "Federal Fundings" pose les bases : de la trompette (plutôt rare dans le rock mais véritable marque de fabrique du groupe), de la poussière et un soleil de plomb. La Californie s’invite dans votre casque audio !

"Long Time" emprunte une ligne mélodique qui peut rappeler les morceaux "The Distance et No Phone" (tirées d’albums précédents). Tandis que "The Winter et Italian Guys" s’appuient sur des effets de reverbe qui éloignent Cake de ce son lo-fi auquel on les associe depuis le début de leur carrière. Les fans de la première heure pourront se rassasier sur les très efficaces "Mustache Man (Wasted)" et "Sick of You". Ici, le mélange a pris forme, le cocktail est prêt : chaque ingrédient est amené dans une juste proportion. We’re ready to rock on !!


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