Vous êtes ici : Accueil » Sidebar Tab » Awolnation

Awolnation

Megalithic Symphony

Label: Red Bull Records

CHRONIQUE - Après l'interview d'Aaron Bruno, leader d'Awnolation, le mois dernier, nous nous devions de parler de l'album MEGALITHIC SYMPHONY sorti il y a déjà deux ans outre atlantique. Retour sur un disque hors norme, incontournable.

Si vous ne connaissez pas encore Awolnation, c'est le moment de découvrir cet ovni. Mené entièrement par Aaron Bruno – à la fois chanteur, guitariste, compositeur et songwriter-  Awolnation a sorti son unique album en 2011 aux Etats-Unis. Il a commencé à avoir son impact il y a environ un an en France et agit sur un public encore assez restreint comme une bombe à retardement. L'album MEGALITHIC SYMPHONY est une petite perle venue de nulle part qui a la particularité de ne ressembler à rien. Il est rare de pouvoir en dire autant sur les groupes actuels. Il se compose de 14 titres d'une homogénéité stylistique qui regorge d'une suite de surprises parfaitement imprévisibles. Je n'ai pas les mots justes pour déterminer le genre de musique que nous propose Awolnation. C'est une sorte de hard-pop aux reflets électro-rock. Mais rien ne sert de s'arrêter à de simples qualificatifs non représentatifs, je vais essayer de vous emmener dans le monde Awolnation. Tout d'abord il y eu la sorti du single "Sail" en 2011 aux USA qui a fait monter le groupe dans les meilleurs classements musicaux. Il s'agit d'un morceau particulier car il ne reflète pas l'ambiance général du disque. Sur une base de pizz électriques obstinés et rebondis vient s'exploser une lourde basse saturée. A ceci, s'ajoute un beat dense et un clap retenu qui suspend la voix enraillée d'Aaron Bruno au dessus de la masse sonore.

 

 

Après deux morceaux d'intro, on entre réellement dans l'univers de MEGALITHIC SYMPHONY avec "Soulwars" d'une instrumentation à la fois mélodieuse et enjouée pour le couplet qui fait contraste avec le refrain d'une densité plus soutenue (qui par ailleurs en met plein les oreilles en concert). En fait, l'effet de contraste régit chaque titre. Tant d'un point de vue purement instrumental que d'un point de vue structurel ou stylistique. Le morceau "Knight of Shame" est l'exemple parfait qui illustre ce parti pris. Il dure plus de 10min et couronne l'album par ses influences multiples. Dans un seul morceau plusieurs phases d'expérimentation musicale s'entrecroisent et permettent une large place à l'improvisation en concert. Comment décrire 10min plongées dans des univers très différents ? Une ligne directive : le tempo. A coté de ça, les changements harmoniques coïncident avec les changements sonores.  Acoustique, rock psyché, hip-hop…Je ne sais plus très bien. Aaron Bruno joue avec nos codes préexistants pour créer une musique bien à lui. Des mélodies qui s'impriment très facilement au fond de notre mémoire, des arrangements toujours surprenants, et une pointe grunge qui font de cet album un petit bijou. Aaron Bruno est originaire de L.A, qu'il le veuille ou non, sa musique est en partie inspirée du rock californien qu'aucun ados à mèche ne peut éviter. C'est le coté  très pop de l'album qui à mon sens n'alourdit pas la créativité originale et qui peut déranger certaines oreilles. On retrouve particulièrement ces sonorités dans "It's Not Your Fault" ou "Kill Your Heros". « Je n'ai pas d'influence » a t'il déclaré lors d'une interview. Bien que si cette déclaration soit facilement discutable, l'originalité de sa musique en découle surement. A défaut de comprendre l'univers d'Aaron Bruno à travers cette chronique (chose qui me semble impossible) MEGALITHIC SYMPHONY doit être écouté et Awolnation mérite d'être vu en live.


Répondre

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Revenir en haut de la page