jeudi , 20 septembre 2018
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Au Revoir Simone

Move in Spectrums

Label: Moshi Moshi / Musikvertrieb

ELECTRO-POP- Après quatre ans de silence, retour des nymphettes new-yorkaises d’Au Revoir Simone. Le trio féminin présente MOVE IN SPECTRUMS via le label Moshi Moshi. Electro-pop innocente et charmante !

Derrière ce nom francophone, piqué à un dialogue du mythique film de Tim Burton « Pee Wee's Big Adventure », se cachent trois ondines de Brooklyn. Amoureuses de cinéma ? Elle flirte en tout cas avec les classiques du genre ! La vidéo de "Crazy" est un remake du film « After Hours » (1985) de Martin Scorsese, dont tous les personnages sont joués par le trio. Et le cinéma leur rend bien…un certain David Lynch, fan incontesté, ne tarit pas d’éloges à leur sujet. Ces demoiselles ont donc un goût ardu pour les visuels raffinés. Le graphisme de la pochette de l’album est un régal du genre et le clip de "Somebody Who" se révèle d’une beauté glaciale, comme voilée.

Le groupe, formé à la fin de l’année 2003, se compose d' Erika Forster, Annie Hart et Heather D'Angelo. Trois voix, trois claviers et une boîte à rythmes. Une forte unité d’ensemble se dégage de leur présence et leurs sons. Elles ont bien fait d'unir leurs talents, en s'imposant quelques règles rigolotes, dont celle de ne jouer que sur des synthétiseurs vintage. Au son des claviers, on rallie une atmosphère enfantine de comptines d’antan, notre mémoire s’empreint des refrains entêtants, que l’on chantonne sans s’en rendre compte. Tel un enfant espiègle, on découvre une collection de sons rêveuse et ingénue.

Cette pop-song affiche une fraîcheur et une innocence assumées. Ca gémit la piste de danse pétillante et légère. Les textes aussi sont d’ailleurs très légers. Répétitif à outrance et digne de la pop, comme "Somebody Who", première sortie de l’album. Mais les deux singles ("Somebody Who", "Crazy") ne sont guère représentatifs de l’ensemble de l’album. En effet, certaines chansons se densifient et se rapprochent de l’heure des slows. "We Both Know" brise le moule électro-psychédélique, on ressent un mystère constant planant au ralenti. "Boiling Point" est enveloppée de textures sourde-statiques et ondulantes, "The Lead Is Galloping" vrombit d’un battement tribal, comme une perruche robotique. Autant parfois on a envie de balancer ses hanches et frapper des mains, autant on reste rêveur et hébété par cet indie pop. Un bel acquis de diversités avec ce quatrième volet discographique.

Ce petit côté musique planante et disco suave parfois ça fait du bien alors : En voiture Simone !


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