mercredi , 1 décembre 2021
L’hyperactif leader de Deerhunter, Bradford Cox, revient avec un deuxième album solo sous le nom de Atlas Sound, sorte de laboratoire personnel exploitant les sons et émotions inexploités avec le groupe. La pochette du disque où Cox pose torse nu, nous montrant les stigmates que le syndrome de Marfan (maladie génétique rare) laisse sur son corps, en dit long; on est devant une œuvre intime et fragile. Ceux qui connaissent déjà le bonhomme par Deerhunter ne seront pas perdus, Bradford utilise à peu près les mêmes recettes mêlant shoegaze sombre et pop atmosphérique, mais le résultat solo est plus calme, plus serein. On se sent plongés dans son univers pour n’en ressortir qu’au dernier morceau. Chaque réécoute du disque nous emmène un peu plus profondément dans la richesse de cette œuvre.

Atlas Sound

Ô grand bonheur, Bradford Cox est toujours aussi intéressant dans son travail, entre Deerhunter et son projet solo Altas Sound. Ou quand tout s’entremêle pour former la bande son du futur.

 

L’hyperactif leader de Deerhunter, Bradford Cox, revient avec un deuxième album solo sous le nom de Atlas Sound, sorte de laboratoire personnel exploitant les sons et émotions inexploités avec le groupe. La pochette du disque où Cox pose torse nu, nous montrant les stigmates que le syndrome de Marfan (maladie génétique rare) laisse sur son corps, en dit long; on est devant une œuvre intime et fragile. Ceux qui connaissent déjà le bonhomme par Deerhunter ne seront pas perdus, Bradford utilise à peu près les mêmes recettes mêlant shoegaze sombre et pop atmosphérique, mais le résultat solo est plus calme, plus serein. On se sent plongés dans son univers pour n’en ressortir qu’au dernier morceau. Chaque réécoute du disque nous emmène un peu plus profondément dans la richesse de cette œuvre.

 

Le son labellisé 2010

 

L’ouverture, « The Light That Failed », nous emmène dans un marais où Bradford nous murmure une jolie chanson sur fond de clapotis d’eau et de bruits de batraciens. On notera dès les premières secondes la présence de Noah Lennox alias Panda Bear, l’un des 3 magiciens d’Animal Collective, sur « Walkabout », le 3ème morceau. C’est une très belle collaboration, mais on se sent beaucoup moins plongés dans l’univers personnel de Bradford sur ce titre dansant tant l’apport Animal Collective ressort. L’exercice du duo est bien mieux réussi avec « Quick Canal, » ou Cox invite Laetitia Sadier, chanteuse de Stereolab qui accompagne de sa voix éthérée un très beau morceau pop chaloupé…

 

 

 

 

Tout l’album a un sens, on sent la parfaite maîtrise de la construction de Bradford qui nous livre des mélodies pop sans êtres trop sucrées, tristes sans êtres trop sombres. Ce génial bidouilleur de sons est avec d’autres (Animal Collective, cités précédemment, mais pas seulement) en train de construire le son labellisé 2010. C’est frais et ça fait beaucoup de bien après les revival 60’s 80’s et maintenant 90’s que l’on se reprend a la face. En cette période post-fêtes, un bon thé chaud, une clope, et Atlas Sound et tout ira bien mieux.

About Anthony

:-)

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