samedi , 17 novembre 2018
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As de Trèfle

Interview

Interwiew au Chant du Gros, Noirmont


En se balladant dans les backstages du Festival du Chant du Gros, nous croisons Laurent le chanteur et leader du groupe français As de Trèfle. “Hey Laurent, t’aurais 5-10 minutes pour interview?” OK c’est parti! Rencontre avec l’homme à la longue barbe.

 

Lordsofrock : Salut Laurent, peux-tu en quelques mots présenter le groupe As de Trèfle à nos lecteurs qui ne vous connaitraient pas ?

Laurent : Nous venons donc de Tours, à l’ouest, enfin à l’ouest de la Suisse, sinon c’est plutôt au centre de la France. Nous sommes 4 depuis toujours, guitare, batterie, basse et violon. On a commencé lorsqu’on était étudiant, il y a 10-12 ans. C’était en 1997, on répétait chez nous et on a commencé à faire des concerts dans les bars, chez nous, à Tours.

 

Vous avez eu beaucoup de dates dans les festivals cet été ?

Ca fait quelques années que l’on tourne un petit peu partout. Depuis la sortie du dernier album en avril 2008, on a fait beaucoup de dates, on a beaucoup tourné. Ca doit faire environ 130 à 140 concerts. C’est génial, nous ça nous éclate, on prend le camion, on voyage.

 

Quel regard avez-vous sur ces 10 années de routes et d’aventure ?

C’est finalement que du bon. Nous avons toujours fait le choix d’être autoproduit, nous avons crée notre petit label il y a une dizaine d’années. On fait tout de manière autonome et indépendante. On a essayé d’avoir le moins de personnes qui gravitent autour du groupe. On a un distributeur qui met les disques en magasin, un tourneur qui trouve les dates et le reste nous le gérons tout seul à savoir la musique, l’artistique, la promo. Cela a des avantages, comme la liberté de faire exactement ce que tu veux, quand tu veux. Bon après c’est vrai que l’on n’a pas énormément de moyens, mais au final c’est certainement le bon choix, car si nous sommes encore là après 12 ans c’est que l’on s’est pas gourer de chemin. En tout cas c’est un truc qui nous correspond.

 

 

 

Dans quel registre musical situes-tu As de Trèfle ? Pop, ska, rock acoustique ?

C’est vraiment difficile, il n’y a pas d’étiquette qui colle. Dans le son d’AS de Trèfle où il y a forcément la guitare acoustique et le violon comme file rouge. Après il y a des morceaux vraiment rock, super rapide, presque hardcore mélo. Il y aussi des morceaux punk, mais qui ne sonnent pas punk à cause des instruments acoustiques. Sinon, c’est aussi de la chanson française traditionnelle, avec des fois du ska et du reggae. On ne se fixe pas de limite, les morceaux viennent comme ça. La cohérence du truc c’est le son As de Trèfle et les arrangements qu’on arrive à faire avec nos instruments.

 

Quel genre de musique écoutais-tu lorsque tu étais adolescent ?

On a tous écouté du rock, les gros trucs c’était Nirvana ainsi que tous les groupes que Nirvana a engendré après. On a beaucoup écouté cette scène. On écoutait aussi des trucs français, les Shérifs, la Mano, plein de musique alternative des années 80, les Bérus, les VRP, les Ludwig et tout ça. On en a vraiment bouffé, c’était marrant. Et puis la chanson, on a tous écouté les classiques, Brassens, Brel etc…

 

Les artistes français nous disent souvent que l’accueil en Suisse est incroyable. Est-ce qu’il y a un peu de flagornerie ou est-ce vraiment le cas ?

Je crois que c’est assez vrai, en même temps, on n’a pas beaucoup d’expérience, c’est seulement la deuxième fois que l’on joue en Suisse. On était venu il y a 6 ou 7 ans à la Chaux-de-Fonds dans un petit club, c’était vraiment sympa. On revient bientôt à Genève, on a deux dates en Suisse…

 

Vous venez à Vevey je crois…

Oui c’est ça, Vevey et Genève. Finalement que ce soit la Suisse, la Belgique ou même l’Allemagne, on a fait pas mal de dates en Allemagne ce printemps et cet été, et bien souvent l’accueil fait partie des bons accueils en France. En France, ça dépend où tu tombes. Pour l’instant, Suisse, Belgique et Allemagne, très bon accueil.

 

 

 

Quels sont les projets pour As de Trèfle ?

A très court terme c’est la fin de la tournée, du Houlala Tour qui a commencé en avril 2008. On enregistre un live CD et DVD les 30 et 31 octobre chez nous, ce qui marquera la fin de la tournée. Le DVD sortira début 2010 et on reprendra ensuite la route comme toujours

 

Un mot de conclusion pour nos lecteurs ?

Continuez à soutenir les intermittents du spectacle, je sais qu’en Suisse il n’y a pas ce statut. Mais en France l’équation est simple, pas d’intermittent, pas de culture. En France ça devient de plus en plus dur de faire de la musique. Déjà tout simplement de jouer dans les clubs. Pour les groupes qui commencent aujourd’hui, le statu d’intermittent et presque impossible. Nous il y a 10 ans on pouvait jouer partout, mais maintenant ça devient vraiment difficile. Donc continuez la lutte pour soutenir les intermittents !


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