Vous êtes ici : Accueil » Chroniques CDs » April

April

Sunderlands

Label: Hesat Recordings

ELECTRO-ROCK-FOLK - April est un groupe bordelais qui alterne une composition musicale et d’écriture maîtrisées et un côté mélodieux un brin mièvre sur la fin de l’album. Ils sont donc jeunes, beaux, talentueux et avec une belle marge de progression. A suivre.

Ce duo bordelais, constitué de Jibé & Flora, sort son troisième album avec une ligne directrice basée sur l’histoire d’un garçon, prénommé Alex, tombé dans le coma qui conte une sorte de rêve musical éveillé. Un grand programme au demeurant ! April est donc un groupe d’electro/pop/rock/folk qui porte SUNDERLANDS comme un album concept sans en être vraiment un. Ce que l’on remarque tout de suite c’est la poésie et les références qui se dégagent de l’ensemble. L’alternance de leurs voix, en français et en l’anglais, apporte un petit côté commercial mais incontestablement original à l’ensemble. On passe allégrement par l’electro, le rock, le classique, un brin de métal mais toujours avec une mélodie qui se retient et un côté onirique mielleux.

Le début de l’album accroche bien avec cet univers sombre et envoûtant et j’ai aimé tout de suite "Breaking Bones" et "Tess’Reveries". Le côté léger arrive doucement et la voix de Flora est une pure merveille. "One Hundred Years With You" est une bonne composition et possède un côté tubesque certain.
Le reste est sympathique, agréable à l’écoute, et l’histoire d’Alex se tient et vous retient par moments. Oui, par moments ! Car si l’album commence bien, la fin (notamment le douçâtre "Un Jour Pour Te Dire") transpire le sucre à la limite de l’écœurement (Dans Ce Monde Ou Dans l’Autre). Ou alors, je n’ai rien compris à l’histoire d’Alex ou, j’ai perdu le fil quelque part entre les harmonies et les mélodies de "Sunderlands" et "All Things To All Men".

 

 

Occasionnellement, la similitude dans l’écriture (notamment française, largement plus puissante que celle en anglais) m’a rappelé le début des Max Valentin. Attention, ce n’est absolument pas une filiation, mais l’ambiance côté composition française pourrait être de la même famille. J’ai donc décroché à la moitié de l’album en me récupérant de temps en temps (Frame by Frame, Alex), mais en gardant ce petit goût de déception jusqu’à la fin. Pourtant April est visiblement doué et à écouter leur premier album, LOOKED FROM THE INSIDE, on sent bien le potentiel du duo.

A suivre donc…


Répondre

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Revenir en haut de la page